Actualité : Disney enterre ses DVD et Blu-ray : la fin du support physique est bel et bien actée chez Mickey

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Publié le 15/04/26 à 15h15

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Après un premier avertissement en Australie et en Nouvelle-Zélande, Disney passe à l’étape supérieure en fermant définitivement sa branche vidéo en interne, au milieu d’une vaste vague de licenciements qui secoue aussi Marvel et d’autres secteurs clés du studio.

 la fin du support physique est bel et bien actée chez Mickey

© Shutterstock / VGV Media - Disney vient de sceller le futur du support physique.

On le sentait depuis un bon moment, mais cette fois, il n’y a plus vraiment de doute : chez Disney, le support physique n’est plus un pilier, mais bien un souvenir qu’on range sur l’étagère entre deux coffrets collector.

Un premier signal peu encourageant

À l’été 2023, Disney avait commencé à refroidir sérieusement les collectionneurs en quittant le marché du DVD, du Blu-ray et de la 4K Ultra HD en Australie et en Nouvelle-Zélande. L’explication officielle était liée au marché en berne des ventes de DVD et Blu-ray dans la région. De quoi pousser les fans les plus motivés vers l’import pour continuer à remplir leurs vidéothèques.

Le souci, c’est que cette décision n’avait rien d’un cas isolé. En France aussi, le CNC relevait dès 2021 une baisse de 17,2 % des ventes de DVD et Blu-ray par rapport à l’année précédente, déjà plombée par les confinements, les boutiques fermées et l’explosion du streaming. En clair, les plateformes mises en avant par les majors comme le futur du divertissement ont aussi grignoté les formats qui servaient de mémoire matérielle à nos films et séries préférés.

Dans l’Hexagone, Disney n’a pas totalement tiré le rideau, mais la filiale vidéo française a tout de même disparu après 32 ans d’existence et des palettes de VHS écoulées à la grande époque — qui n’avait pas chez soi la cassette vidéo du Roi Lion, usée par d’innombrables visionnages ? Depuis 2024, c’est ESC Distribution qui gère le catalogue physique en France. Le support existe donc encore, mais plus vraiment sous pavillon Disney.

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Quelle époque, mes aïeux, quelle époque !

© Shutterstock

Une hécatombe signée D’Amaro

Ce mardi 14 avril, Disney a lancé une nouvelle vague de suppressions de postes touchant près d’un millier de salariés. Plusieurs pôles sont concernés, notamment la communication, le marketing, mais également Marvel. Environ vingt personnes des relations publiques sont touchées, tout comme plusieurs postes majeurs du marketing numérique, ainsi que l’intégralité de l’équipe Home Entertainment dirigée par Chris Bess. Si l’activité DVD, Blu-ray et 4K UHD cesse donc d’exister comme vraie entité maison, elle ne disparaît pas totalement du commerce et sera sans doute sous-traitée en externe comme dans nos contrées.

Alors que le retour de Spider-Man et des Avengers devrait revitaliser Marvel Studios, et que la série Daredevil nous a séduit, la Maison des Idées a subi un sacré coup de rabot, dans la production cinéma et télé, les comics, la finance et le juridique. Même l’équipe de développement visuel, pourtant oscarisée pour son travail, est presque entièrement démantelée ; seule une petite structure restera pour recruter selon les projets. Disney assume ce virage : moins de productions, davantage d’économies, une organisation plus légère et recentrée sur Disney+ et Hulu, après des années de surproductions alimentées par la course au streaming.

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Josh d'Amaro, nouveau PDG de The Walt Disney Company.

© The Walt Disney Company

Josh D’Amaro, nouveau patron du groupe, présente cela comme la suite logique de l’organisation marketing unifiée annoncée en janvier. Il promet de l’accompagnement et du respect pour les salariés concernés, mais, pour l’instant, Disney reste flou, évoquant surtout un simple programme de transition de carrière. Le discours sur une main-d’œuvre plus outillée technologiquement interroge d’autant plus que le groupe a récemment mis fin à son partenariat très médiatisé avec OpenAI après l’abandon de Sora, tout en vantant parallèlement JARVIS, un outil d’IA utilisé par Imagineering pour fouiller ses archives.

Cette cure d’amaigrissement prolonge une politique déjà engagée sous Bob Iger, dont le second mandat commencé en 2022, s’est achevé le mois dernier après plusieurs milliers de suppressions de postes. Et Disney n’est pas seul à serrer la vis. Hollywood tout entier revoit ses coûts à la baisse, entre marché du streaming saturé, productions plus chères et possibles méga-fusions, comme celle discutée entre Paramount et Warner Bros. Discovery. Résultat chez Disney, les DVD et Blu-ray ne disparaissent pas forcément des rayons demain matin, mais en interne, leur générique de fin est déjà bien entamé.

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