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Devant le Théâtre Edouard-VII (Paris IXe) ce mercredi soir, les spectateurs que nous interrogeons sont unanimes : s’ils ont tous acheté leur place pour « Deuxième partie », la pièce de Samuel Benchetrit avec Patrick Bruel, avant les récentes accusations de violences sexuelles portées contre le chanteur, ils le referaient sans hésiter aujourd’hui. « Il est présumé innocent », répètent-ils en boucle. « Je ne comprends pas que des femmes attendent trente ans pour dénoncer des agressions sexuelles », poursuit Georges, 63 ans. Quand son épouse, Pascale, 65 ans, veut « rappeler que, pendant la bruelmania, toutes les femmes étaient folles » de l’interprète.
Le couple affirme ne pas vouloir remettre en cause la parole des femmes — « Il n’y a pas de fumée sans feu », croit savoir Georges —, mais estime que « le contexte » et « l’époque » sont importants. « C’est MeToo qui a tout changé ! tranche aussi Nelly, 79 ans, venue de Cabourg (Calvados) pour la soirée avec son mari Claude, 80 ans. On entend tellement de choses maintenant. Et quand les accusés sont relaxés, ça ne fait qu’une ligne dans les journaux. »











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