Arsenal-Sporting : minimalistes mais demi-finalistes, les Gunners se qualifient mais ne rassurent pas

il y a 1 day 1

Arsenal, sans briller, a contenu le Sporting (0-0) mercredi à Londres et profité du succès étriqué de l’aller (1-0) pour rejoindre les demi-finales de la Ligue des champions pour la deuxième année consécutive, une performance inédite pour le club anglais.

L’équipe de Mikel Arteta s’est reposée sur le but de Kai Havertz inscrit dans le temps additionnel, la semaine dernière à Lisbonne, pour se débarrasser de Lions accrocheurs, qui ont fait trembler l’Emirates jusqu’à l’ultime seconde sur une frappe échouée dans le petit filet.

Le club au canon tentera d’éliminer l’Atlético Madrid d’Antoine Griezmann pour se hisser en finale de la compétition reine des clubs en Europe, vingt ans après sa seule et unique, perdue contre le FC Barcelone en 2006.

L’actuel leader de Premier League avait surclassé les Colchoneros (4-0) en octobre à la maison en phase de ligue, mais l’ivresse des sommets et la forme actuelle d’Arsenal rendent les retrouvailles assez incertaines.

La qualification européenne va peut-être donner du réconfort et de l’élan à Arteta et ses hommes, malmenés sur le plan domestique après trois défaites d’affilée en Coupe de la Ligue, Coupe d’Angleterre et Premier League. C’était devenu une nécessité avant le déplacement périlleux chez Manchester City, dimanche, dans ce qui ressemble à une « finale » pour le titre en championnat.

Histoire de poteaux

Fort de l’avantage acquis en quart de finale aller (1-0), Arsenal n’a pas cherché à emballer la rencontre retour, ni ses supporters, au cours d’une première période plutôt insipide.

Les Lions du Sporting ont été encouragés par ce scénario et ils ont failli plonger l’Emirates dans la stupeur, juste avant la mi-temps, quand Geny Catamo a envoyé une reprise sur le poteau droit de Raya (43e). Une frappe enroulée de Maximiliano Araujo, passée de peu à côté (48e), a aussi rappelé aux Gunners que leur qualification ne tenait qu’à un fil.

Ils ont alors haussé le ton et le rythme, avec des tirs de Martinelli (56e) et Madueke (57e) de chaque côté du remplacement de Gyökeres, transparent face à son ancien club, par Havertz.

L’entrée du jeune attaquant maison, Max Dowman (16 ans), a réveillé un peu le stade, qui a rugi aussi sur une tête de Leandro Trossard repoussée par un poteau (84e).

Le Sporting a réclamé un pénalty sur une poussette supposée de Cristhian Mosquera dans le dos de Maximiliano Araujo, mais l’arbitre François Letexier ne lui a pas accordé (65e). Et le dernier coup de pétard, par Joao Simoes (90e + 5) juste avant le coup de sifflet final, est passé de très peu à côté. Arsenal est soulagé, et qualifié.

Lire l’article en entier