Benoit Daragon et Benjamin Meffre, spécialistes télévision au service Culture, ont répondu à vos questions ce lundi 13 avril à propos de la commission parlementaire sur l'audiovisuel public dont les auditions viennent de se terminer.

18:28
Ce tchat est désormais clos
Merci pour toutes vos questions. Et continuez de nous suivre pour tout savoir sur l'actualité télé ! Bonne soirée à toutes et tous.
18:14
Vos questions, nos réponses
Quelles seraient les conséquences d'un financement du service public uniquement par la publicité ?
Simon71La première conséquence serait une énorme crise puisque toutes les chaînes privées (TF1, M6, BFMTV, etc.) sont particulièrement hostiles à ce changement. Leurs recettes publicitaires chutent drastiquement depuis des mois car celles-ci sont de plus en plus captées par les GAFAM. Beaucoup d'observateurs estiment qu'il va y avoir des morts parmi les chaînes de télé…
Donc cette hypothèse créerait un sacré bazar !
18:09
Vos questions, nos réponses
La baisse d'audience de France Inter que vous venez de révéler est-elle due à cette commission ?
LouisBonjour Louis. Non, je ne pense pas. France Inter reste à un niveau stratosphérique, avec 7 millions d'auditeurs par jour. Ce qui est arrivé 8 fois depuis l'année 2000. Donc Inter reste très haut comme on vous l'explique dans notre article. La station baisse par rapport à la saison dernière, la meilleure de l'histoire récente d'Inter, la dernière du duo Léa Salamé/Nicolas Demorand, qui était très apprécié des auditeurs.
Paris (XVIe), le 8 janvier 2026. Florence Paracuellos anime désormais la matinale 7h- 9h de France Inter, depuis l'arrêt maladie de Nicolas Demorand il y a six mois, les audiences de la radio restent hautes malgré une baisse (Photo Le Parisien/ Olivier Corsan)17:25
Vos questions, nos réponses
Quelles mesures peuvent déboucher suite aux conclusions du rapport?? Quelle part d'impartialité se trouve dans la conclusion du Rapport Alloncle??? Qui a signé les conclusions du rapport en sachant les tensions apparues entre le Président et l'instigateur de cette commission??
Le pendule de FOUCAULTBonjour Le pendule de Foucault. Les conclusions du rapport seront très majoritairement celles de son rédacteur, c’est-à-dire le député UDR Charles Alloncle, même si le président (Horizons) Patrier-Leitus peut en ouverture du document en formuler quelques unes également.
Sur les mesures précises qu'il préconisera, Charles Alloncle refuse pour l'instant de dévoiler son jeu. Au vu de ses déclarations publiques récentes, on peut parier qu'il ne préconisera pas une privatisation totale de l'audiovisuel public. Une privatisation partielle, elle, n'est cependant pas à exclure.
Sans trop prendre de risques non plus, on peut prédire que son rapport sera beaucoup plus sévère pour France Télévisions que pour Radio France. Le député UDR estime en effet que la gestion de la radio publique est plus « saine » que celle de la télé.
Côté France Télé justement, on peut parier sans mal qu'il proposera une sérieuse cure d'économies, « faire mieux avec moins » comme il l'a déclaré. Le parlementaire devrait aussi insister pour que le groupe public produise beaucoup plus d'émissions qu'avant en interne. Pour éviter les allers et venues de salariés entre France Télévisions et les sociétés de production privées, son rapport devrait aussi exiger l'application de clauses de non-concurrence aux personnels de la télé publique Des clauses qui auront cependant un coût certain pour elle.
Charles Alloncle devrait aussi demander dans son texte à ce que France Télé soit plus régulièrement contrôlé financièrement par la Cour des comptes, notamment au moment du renouvellement de sa présidence, tous les cinq ans.
Pour avoir le fin mot de l'histoire, rendez-vous le 27 avril, jour de publication du rapport (si celle-ci est votée).
Assemblée Nationale, Paris (VIIe), le 2 avril 2026. Le rapport du député ciottiste Charles Alloncle (à gauche) est attendu pour fin avril, le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) peut aussi formuler des recommandations en introduction du document (Photo Le Parisien/Arnaud Journois)17:06
Vos questions, nos réponses
La taille et les missions du service de l'audiovisuel public sont-elles comparables à celles des autres pays européens ?
HubertBonjour Hubert. C'est une très bonne question qui n'a jamais été abordée durant cette commission d'enquête puisqu'ils se sont concentrés sur des sujets plus polémiques.
Delphine Ernotte a rappelé que France Télévisions était doté de 2,5 milliards de dotation publique par an (sur 4 milliards en tout en comptant Radio France, l'INA, France 24, etc.). « France Télévisions coûte un peu moins de 3 euros par mois aux Français, contre 4 euros en 2015 », a-t-elle dit, insistant sur le fait que c'est le double au Royaume-Uni et en Allemagne.
Il a été peu question du périmètre de France Télévisions. Or c'est effectivement ça qu'il faut revoir pour faire des économies. 70 % des 9 000 salariés du groupe officient en Outre-mer et en régions. Ce sont les chaînes ultramarines et le réseau local de France 3 qui coûtent le plus cher. Mais France Télé a aussi de grosses obligations de financement du cinéma, de documentaire ou de programmes d'animation. On le sait peu mais elle doit par exemple diffuser chaque dimanche des émissions religieuses, dont la messe en direct.
16:46
Vos questions, nos réponses
Les sommes concernant Nagui et révélées par le rapporteur sont-elles vraies ? Touche-t-il vraiment plus d'un million par an pour ses émissions ? Merci de votre réponse
AlbaBonjour Alba. N'ayant pas accès aux documents financiers des émissions de Nagui, il nous est difficile de répondre à votre question. Le rapporteur maintient que Nagui touche près de 2500 euros par numéro de « N'oubliez pas les paroles », soit environ 1,5 million d'euros par an, rien que pour sa quotidienne sur France 2.
Sous serment, Nagui, lui, a démenti ces chiffres, sans en avancer d'autres. « C’est une ligne de valorisation », a-t-il notamment rétorqué au rapporteur au sujet de ce montant de 2500 euros, semblant vouloir dire que les sommes en question servaient à d'autres choses qu'à le rémunérer. Nagui a par ailleurs martelé pendant son audition qu'il était salarié de Banijay, le géant de la production télé, et non pas de France Télévisions. Comprendre : il n'a pas à communiquer son salaire au rapporteur.
Assemblée Nationale, Paris (VIIe), le 1er avril 2026. Présentateur et producteur, Nagui est auditionné devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Le rapporteur donne des chiffres concernant ce que l'animateur gagne, ce que lui conteste (Photo Le Parisien/Delphine Goldsztejn)16:36
Vos questions, nos réponses
Bonjour. Combien aura coûté cette commission d'enquête pour nos finances publiques ? Merci
Jean-MarcBonjour Jean-Marc. Lors de son audition houleuse de début avril, l'homme d'affaires Xavier Niel a estimé ce coût à « des dizaines de millions d'euros ».
En réalité, impossible de le savoir. Certes, les auditionnés ont passé de 2 à 4h devant les députés, et sans doute encore plus de temps encore à préparer leur face-à-face avec les députés. Autant de temps qu'ils auraient pu utiliser autrement, notamment à la production de richesses. On pourrait cependant avancer cet argument pour de nombreuses autres circonstances, dont toute convocation devant une institution publique. La question est donc plutôt de savoir quelle utilité a eu cette commission d'enquête au regard de l'investissement qu'elle a exigé des personnes auditionnées.
Assemblée Nationale, Paris, le 2 avril 2026. Assemblée nationale. Salle Lamartine. Audition conjointe de trois actionnaires de la société de production Mediawan, Xavier Niel (Free, à droite de la photo), Jérôme Nommé, président de KKR France (au milieu) et Matthieu Pigasse (Combat Média) dans le cadre de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public (Photo Le Parisien/Arnaud Journois)16:18
Vos questions, nos réponses
Bonjour. Quelle est la couleur politique des membres de la commission d’enquête ? Est-ce que cela aura une influence sur le choix de publier ou non le rapport ?
PaulQldBonjour. Une commission d'enquête est composée de députés venant de tous les groupes politiques représentés à l'Assemblée nationale, à proportion de leurs poids respectifs. Son rapporteur et son président sont par ailleurs obligatoirement issus de formations politiques différentes, l'une de ces deux fonctions devant revenir obligatoirement à un groupe d’opposition.
Cette composition peut-elle avoir un impact sur le vote du rapport Alloncle ? Oui et non. Oui, dans le sens où les groupes arrêteront sans doute une position interne commune sur la question. Non, car ce vote ne porte pas sur l'adhésion ou non au contenu d'un rapport, mais plutôt sur son caractère publiable ou non. Il est ainsi plus que courant que des députés ne s'opposent pas à la publication d'un rapport dont il conteste pourtant le fond.
16:11
Vos questions, nos réponses
Bonjour. Pourquoi n'y a-t-il pas d'offres de marché public pour les productions d'émissions comme pour les d'offres de marché de travaux publics, plutôt que d'utiliser les sociétés de production créées par des animateurs dont le seul but est de faire un maximum de profit sur les deniers publics ? Une mise en concurrence n'est-il pas le meilleur moyen d'utiliser l'argent public ?
LaureBonjour Laure. Les procédures chez France Télévisions diffèrent d'un programme à l'autre. Quand France Télévisions recherche un format bien précis, il y a mise en concurrence des producteurs via un appel d'offres. En revanche, il existe aussi une « exception programmes » à ces règles de la commande publique. Lorsqu'un producteur démarche France Télévisions pour lui proposer l'un de ses concepts, le groupe public ne peut alors pas organiser une mise en concurrence autour d'une idée qui ne lui appartient pas. Exemple : « Les rencontres du Papotin », une émission qui a été proposée à France 2 par ses producteurs.
Comme l'a aussi rappelé la commission d'enquête, les programmes de France Télévisions font aussi l'objet depuis plusieurs années d'audit de production visant notamment à analyser leurs marges.
15:38
Vos questions, nos réponses
Bonjour, ne pensez-vous pas qu'après avoir été autant soutenu et félicité quotidiennement par les médias Bolloré, l'extrême droite qui sont contre le service public, l'impartialité et la neutralité de Charles Alloncle peuvent logiquement être questionnés ?
JadeBonjour Jade. En tout cas, Charles Alloncle et plusieurs figures des médias Bolloré partagent les mêmes critiques contre France Télévisions et Radio France. Avant le début des travaux de la commission d'enquête, le député UDR estimait d'ailleurs publiquement que la gestion de France Télévisions était « catastrophique ». Confronté à un procès en partialité, Charles Alloncle assure que son rapport n'était pas écrit à l'avance et qu'il n'a pas mené un travail à charge. Il en veut pour preuve le nombre et la variété des personnes que lui et ses collègues ont auditionnées pendant cinq mois.
15:16
Vos questions, nos réponses
Cette commission est-elle particulière aux autres, on constate que lors des auditions sur C8 et sur le service public, les rapporteurs Mr Saintoul et Mr Alloncle, ont pu avoir des méthodes proches de celles d'un procureur… Le rapport est-il écrit par le rapporteur seul ou est-il amendé par les autres membres ?
GregBonjour Greg. Du fait d'une expérience limitée de l'histoire des commissions d'enquête, difficile de vous répondre avec précision. Ce qui est sûr, c'est que celle qui vient de s'achever a donné envie à plusieurs parlementaires, dont son président Jérémie Patrier-Leitus, de réfléchir à une réforme des commissions d'enquête à l'heure des réseaux sociaux.
15:08
Vos questions, nos réponses
Bonjour. Ne serait-il pas absurde que l’État se désengage de France Télévisions, compte tenu de l’investissement que cela représente pour la France, si l’on raisonne de manière logique ? Merci
kikileroiBonjour kikileroi. L'État est libre de se désengager de France Télévisions s'il le souhaite, c’est-à-dire privatiser entièrement ou partiellement l'entreprise. Il peut aussi réduire une nouvelle fois sa dotation publique. Celle-ci s'élevait à près de 2,5 milliards d'euros en 2025.
14:50
Vos questions, nos réponses
Le rapport, s’il est publié, sera-t-il accessible pour tous ?
ManuBonjour,si la publication du rapport Alloncle est votée par les députés, il sera accessible à tous. Si elle est retoquée en revanche le 27 avril, le rapport, mais aussi les vidéos et comptes rendus écrits des auditions, seront jetés à la poubelle.
13:58
Vos questions, nos réponses
Cela fait 2 ans que j’attends la diffusion du Enquête de Complément sur le service public, où en est la programmation de cette émission dont Cyril Hanouna a promis la diffusion à de nombreuses reprises ?
impatient13:48
Vos questions, nos réponses
On aurait aimé des questions sur les affreuses cartes météo de France 2 mais apparemment les députés ont d’autres priorités. Une occasion manquée…
MissfranceElle est drôle votre remarque, Miss France ! On fait donc passer le message à Valérie Maurice ! Valérie, si vous nous lisez…
13:43
Vos questions, nos réponses
Des personnalités auditionnées comme Nagui par exemple risquent-elles quelque chose ?
DravBonjour Drav. Chaque personnalité auditionnée a dû jurer de dire toute la vérité rien que la vérité. Si une personne est soupçonnée d'avoir menti sous serment, le président de la Commission peut le signaler à la justice, qui peut alors lancer une enquête ou non. L’auteur d’un faux témoignage risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Un temps menacée pour avoir affirmé qu'un journaliste de « Complément d'Enquête » avait tenté de soudoyer l’un de ses proches, Rachida Dati pourrait finalement échapper à un signalement du président de la commission d'enquête. Au vu des éléments que l'ex-ministre de la Culture lui a fournis, Jérémie Patrier-Leitus a estimé que l'ex-ministre semblait être de « bonne foi » dans cette affaire. Mais ne se prononcera définitivement qu'à la fin de cette commission d'enquête.
Après, le panorama de l'audiovisuel public dessiné lors de cette commission pourrait avoir des conséquences sur certaines émissions ou sur certains salariés (notamment ceux qui ont été mis en cause). Mais cela dépendra aussi du rapport que va écrire le rapporteur Charles Alloncle.
13:36
Vos questions, nos réponses
Vous avez des places pour Céline Dion ?
AzulBonjour Azul, bien essayé mais malheureusement non. Si vous en avez en rab, nous sommes preneurs en revanche.
13:20
Vos questions, nos réponses
Croyez-vous qu'un jour le service public va être privatisé ? Et pourquoi principalement ?
PatBonjour Pat. Difficile de prédire l'avenir. Ce qui est sûr, c'est qu'un certain nombre de responsables à la droite de l'échiquier politique appellent à la privatisation totale ou partielle de l'audiovisuel public. Eric Ciotti, patron de l'UDR, le parti de Charles Alloncle, s'est par exemple prononcé publiquement en faveur de la privatisation d'au moins une chaîne (France 2 ou France 3) de France Télévisions.
Le rassemblement national de Marine Le Pen et Jordan Bardella veut, lui, une privatisation quasi totale de l'audiovisuel public, hormis celui s'adressant à l'extérieur (France 24, RFI).
Au vu de ces éléments, une privatisation de l'audiovisuel public est donc possible. Il faut toutefois noter qu'aucune des 230 personnes auditionnées par la commission d'enquête ne s'est prononcée en sa faveur. Mettons peut-être Vincent Bolloré de côté. Car s'il a affirmé lors de son audition ne pas vouloir officiellement la privatisation de l'audiovisuel public, il a aussi assuré qu'il voulait que celui-ci soit financé à 100% par la publicité.
Assemblée Nationale, Paris, le 24 mars 2026. Vincent Bolloré, dont le groupe possède différents médias dont Canal Plus ou CNews ou Europe 1, est auditionné par la commission d'enquête (Photo Reuters/Gonzalo Fuentes)12:58
Vos questions, nos réponses
Comment ont été choisies les personnes auditionnées ? Nagui par exemple ?
FracBonjour Frac. Le choix des personnes auditionnées a été le fruit de discussions nombreuses entre les membres de l'état-major (le Bureau) de la commission d'enquête. Le rapporteur Charles Alloncle a joué un rôle central dans le choix de nombreuses personnalités. Parmi elles, Nagui, que le député UDR de l'Hérault voulait entendre en tant qu'animateur-producteur de premier plan chez France Télévisions.
D'autres personnes ont parfois été auditionnées à la demande d'autres parlementaires, comme le président de cette commission d'enquête, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, qui souhaitait par exemple que son groupe de travail entende l'homme d'affaires Vincent Bolloré.
12:47
Vos questions, nos réponses
Lea Salamé va-t-elle bientôt quitter son poste du 20 h sachant que les choses s'accélèrent en vue de la présidentielle ? Merci.
SandyBonjour Sandy. Auditionnée début février par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Léa Salamé a répété son engagement de se retirer de l'antenne en cas de candidature de son compagnon, Raphaël Glucksmann. En dehors de ce cas de figure, il n'est pour l'instant pas prévu qu'elle abandonne son fauteuil.
Salle Lamartine de l'Assemblée Nationale, Paris, le 2 février 2026. Léa Salamé, présentatrice du journal du soir est auditionnée par la commission avec les rédacteurs en chef du 20 heures de France 2 (Photo Le Parisien / Arnaud Journois)12:29
Vos questions, nos réponses
Un rapport est en cours de rédaction et après ? Des sanctions ? Des changements imposés sur l'audiovisuel public ?
GalaBonjour Gala, le rapport du député UDR Charles Alloncle fera le bilan des six mois de travail de la commission d'enquête. Il préconisera aussi une série de recommandations. Libre ensuite au législateur comme aux entreprises concernées de s'en emparer ou pas. Ces futures préconisations n'ont pas en tant que telles de pouvoirs coercitifs.
Assemblée Nationale, Paris, le 2 février 2026. Charles Alloncle, le rapporteur UDR (Union des Droites) de la commission sur l'audiovisuel public, pendant l'audition de Laurent Delahousse (Photo Le Parisien/Arnaud Journois)12:15
Vos questions, nos réponses
Bonjour. Quels sont les critères (s'il en existe) qui feraient que le rapport ne soit pas publié ?
JeanBonjour Jean. Pour que le rapport ne soit pas publié, il faut qu'une majorité de la trentaine de députés composant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public votent contre sa publication. Ce cas de figure est très rare : on recense notamment un cas en 2011 pour une commission d'enquête sur le financement des syndicats.
Le scrutin concernant le rapport Alloncle aura lieu le lundi 27 avril. Avant de se prononcer, les parlementaires auront eu deux jours et demi pour le consulter. Pour rappel, ce vote ne vaut pas adhésion au contenu du rapport mais seule acceptation de son caractère publiable.
09:48
Bienvenue dans ce « Questions/réponses »
Contexte
Près de 200 heures de débats pendant 5 mois
- A l'initiative de l'UDR (l'Union des droites d'Eric Ciotti, allié du RN), la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public est créée le 28 octobre 2025, comme le précise le site de l'Assemblée nationale. Elle fait suite à la polémique déclenchée par une vidéo diffusée qui montre deux journalistes « du public », Thomas Legrand et Patrick Cohen, en discussion avec des cadres du PS.
- Le 25 novembre, les auditions commencent sous la présidence d'un député Horizons Jérémie Patrier-Leitus et du rapporteur UDR Charles Alloncle. Elles vont durer jusqu'au 8 avril, souvent dans un climat houleux et tendu.
- Près de 200 heures de débat vont avoir lieu, parfois qualifiées de « cirque », 234 personnalités du monde de la télé et de la radio vont être interrogés. Un rapport doit être rédigé d'ici 15 jours.











English (US) ·