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Entretien. Sophie Wieviorka, économiste spécialiste de l'Asie au service des études du Crédit Agricole, analyse les conséquences de ce choc inédit pour la région, notamment très dépendante des hydrocarbures en provenance du Golfe.
Publié le 17/04/2026 à 11:30
Depuis le 28 février, seuls quelques pétroliers - pour la plupart chargés de brut iranien - ont réussi à franchir le détroit.
REUTERS/Francis Mascarenhas
Les grands armateurs espéraient une détente : c'est tout le contraire qui s'est produit. Alors que, depuis le début de la guerre en Iran, les Gardiens de la révolution entravent le passage des navires dans le détroit d'Ormuz, c'est aujourd'hui la marine américaine qui opère un blocus après un revirement inattendu de Donald Trump à la suite de l'échec des négociations au Pakistan.
Une mauvaise nouvelle pour les économies asiatiques, très dépendantes des flux transitant par ce corridor stratégique. Depuis le 28 février, seuls quelques pétroliers - pour la plupart chargés de brut iranien - ont réussi à franchir le détroit. Pour Sophie Wieviorka, économiste spécialiste de l'Asie au service des études du Crédit Agricole et auteure d'une note publiée le 20 mars, aucune économie asiatique n'était préparée à un choc d'une telle ampleur, qui se traduit à la fois par une hausse des prix et par une chute de l'offre. Les Etats les mieux armés seront ceux disposant d'un réel pouvoir de négociation et de marges budgétaires suffisantes, au risque d'attiser la colère sociale.

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