
DÉCRYPTAGE - Mobilisé par la hausse des prix de l’énergie, le premier ministre accumule les points de crispation au Parlement.
Comment un premier ministre reconnaît-il qu’il traverse un moment difficile ? En constatant que le très feutré hémicycle du Sénat s’enflamme. Mercredi, Sébastien Lecornu a dû répondre aux interpellations cinglantes des dirigeants de la majorité de la droite et du centre. Fort marris de l’avoir vu repousser la proposition de loi sur le 1er Mai, pourtant venue de son camp, soutenue jusqu’au Rassemblement national (RN) et censée assouplir le travail ce jour-là dans certains secteurs. « Quand allez vous rompre avec l’atonie, l’attentisme, voire les renoncements qui paralysent la vie parlementaire ? », lui a lancé le président des sénateurs Les Républicains (LR), Mathieu Darnaud. Un peu plus tôt, le patron du groupe Union centriste, Hervé Marseille, a ouvert les hostilités : « Est-ce que, dans l’année qui vient, le gouvernement, comme le Parlement, sera immobile et inutile ? »
Au moment où il est mobilisé par la guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie…

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