Céline Dion sort « Dansons » : elle est comment cette nouvelle chanson écrite par Jean-Jacques Goldman ?

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On a rarement attendu autant une chanson de Céline Dion. La première depuis sept ans. Une éternité. Le monde d’avant. C’était en 2019 pour ses ultimes enregistrements en anglais et même 2016 pour ses dernières chansons en français. Avant le Covid, le confinement, les guerres en Ukraine et au Moyen Orient. À l’époque, son dernier tube, « Encore un soir », était signé Jean-Jacques Goldman. Ce nouveau single aussi. Comme si on reprenait l’histoire là où on l’avait laissée.

Alors, elle est comment cette chanson ? Elle s’appelle « Dansons » mais n’est pas dansante. Sauf si on veut partager un slow serré l’un contre l’autre. Ça commence par quelques notes de piano avant que la voix de Céline Dion n’entre dans la danse. Et elle est intacte.

C’était la grande question. Comment allait-elle chanter aujourd’hui ? On était très inquiet depuis la séquence du documentaire « Je suis : Céline Dion », en juin 2024, où, en studio, rien de musical ne sortait de sa bouche. Et on s’interrogeait encore après sa prestation, certes, époustouflante, mais sur une tonalité plus nasale assez proche d’Édith Piaf, de « l’Hymne à l’amour » en ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024.

La Céline Dion que l’on aime, sensible, délicate

Mais dès les premières secondes de « Dansons », on retrouve la Céline Dion que l’on aime, sensible, délicate, sur cette ballade à la production sobre, sans refrain. « Dansons, au-dessus des abymes, aux arêtes des cimes. Et les bas-fonds quittons. Volons, valsons », commence la chanteuse déjà sur l’émotion.

« Dansons quand le monde vacille, sur un pas sur un fil », poursuivent les mots de Jean-Jacques Goldman qui semblent avoir été rédigés il y a peu de temps au milieu de l’actualité internationale mortifère. Pourtant, elle date de 2020 dans une époque tout aussi anxiogène, celle du Covid et du confinement. « Six ans plus tard, plus de virus mais nul besoin de changer un mot, le monde ne tourne pas plus rond », dit l’auteur-compositeur dans le communiqué de Sony Music qui accompagne la sortie.

Il faudrait donc danser « pour oublier nos peines, que rien ne nous retienne », ponctue a cappella la chanteuse mise à nu. Puis les autres instruments la rejoignent, batterie, claviers, jamais démonstratifs. La star ne l’est pas non plus. Elle prolonge encore le quatrième couplet avec des « flocons sur l’horizon » a cappella.

« Tournons puisque le monde ne tourne plus rond »

« Dansons » est du pur Céline Dion et du pur Jean-Jacques Goldman. Elle pourrait avoir été réalisée pour « D’eux » leur première collaboration mythique en 1995, celle des tubes « Pour que tu m’aimes encore » et « J’irais où tu iras ». Sauf qu’ici à demi-mot les paroles résonnent avec ce que nous vivons, ne sont pas seulement intimes mais universelles, avec ce « on » utilisé par la star.

« Dansons pour être et rester droits. Parce qu’on se le doit. Pour tous les immobiles. Tous les sans voix ni loi. Parce que c’est inutile. Parce que toi et moi. Nos visages, nos bras. Malgré tout puisqu’on ne peut danser que debout. »

Résister aux tempêtes en douceur, la tête haute, les pieds sur terre. Et puis « tournons puisque le monde ne tourne plus rond », conclut Céline Dion au bout de 3 minutes et 26 secondes. Dans quelques heures, on saura si son retour en studio provoque la même ferveur planétaire que ses futurs concerts à Paris.

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