Chambres vides, baisse des prix : aux États-Unis, la crainte gagne le secteur hôtelier à l’approche de la Coupe du monde

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À l’approche de la Coupe du monde 2026, l’inquiétude gagne les hôteliers américains. Alors que l’événement devait relancer le tourisme après une année 2025 décevante, les réservations ne décollent pas. Dans plusieurs villes hôtes, les prix des chambres ont déjà été revus nettement à la baisse, signe d’un marché bien moins dynamique qu’espéré, comme l’a relevé le Financial Times hier.

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Selon les données compilées par Lighthouse Intelligence, une société d’analyse de données, les tarifs pour les nuits de match ont chuté d’environ un tiers par rapport aux niveaux observés quelques mois plus tôt. Un retournement notable, alors que la compétition, organisée du 11 juin au 19 juillet dans onze villes américaines, était censée attirer des millions de visiteurs et générer des retombées économiques massives. On parlait de millions de visiteurs internationaux et d’un coup de pouce économique de 30 milliards de dollars.

Malgré deux millions de billets vendus, les réservations hôtelières restent au plus bas. Face à cette demande en berne, la Fifa a commencé à ajuster elle-même ses propres prévisions. Des milliers de chambres initialement réservées pour les équipes, les officiels ou les équipes techniques ont été libérées dans plusieurs métropoles comme Philadelphie, Dallas ou encore Mexico. Dans certains cas, ces annulations dépassent largement les ajustements habituellement observés pour ce type d’événement.

Coût élevé et climat anxiogène aux États-Unis

« Je vois beaucoup de gens paniquer et baisser leurs prix », a ainsi observé Scott Yesner, dirigeant d’une société de gestion hôtelière basée à Philadelphie. Plusieurs facteurs contribuent à ces craintes. Les États-Unis sont tout d’abord un pays immense, et un événement à lui seul ne suffit pas à modifier à changer la face d’un secteur économique.

Mais le coût des billets, parfois très élevé (jusqu’à plusieurs milliers de dollars pour les rencontres les plus attendues) dissuade quant à lui une partie des supporters internationaux. À cela s’ajoutent les incertitudes économiques et la hausse des coûts de transport, qui pèsent sur les budgets des voyageurs.

Surtout, certains professionnels pointent un contexte politique et géopolitique défavorable. « Évidemment, l’envie de venir aux États-Unis est en baisse », a estimé Lior Sekler, responsable chez HRI Hospitality, évoquant à la fois les tensions internationales et les politiques migratoires américaines. Un diagnostic partagé par plusieurs analystes, qui évoquent une montée du sentiment anti-américain, accentuée par la guerre en Iran.

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