Dans le film Cocorico, Didier Bourdon et Christian Clavier se prêtent au jeu du test ADN pour découvrir l'origine de leurs ancêtres. Est-il vraiment possible d'en faire en France et aussi facilement ? Télé-Loisirs a enquêté et la réponse va vous surprendre.
Ce jeudi 16 avril 2026, le film Cocorico, avec Christian Clavier, Marianne Denicourt et Didier Bourdon, véritable succès au cinéma, est diffusé pour la première fois sur M6, à 21h10. Alice et Damien sont sur le point de se marier et ils décident d'offrir à leurs parents des tests ADN pour découvrir leurs origines.
Cette expérience ludique qui devait être un simple jeu vire complètement au drame. Les Bouvier-Sauvage, issus d'une grande famille aristocrate et les Martin, beaucoup plus modestes, découvrent la véritable histoire de leurs ancêtres, bien loin de leur imaginaire.
Ces dernières années, les Français et les stars sont nombreux à faire ces tests, facilement trouvables sur Internet, pour mieux comprendre d'où ils viennent et connaître leur descendance. Karine Le Marchand a même retrouvé un demi-frère grâce à ces analyses !
Pourtant, en France, il est formellement interdit d'en avoir recours en dehors des domaines médical, scientifique et judiciaire, depuis 2011. L'achat sur la toile de ces kits est même passible de 3 750€ d'amende.
Les tests ADN : une véritable mode
Chaque année en France, entre 100 000 et 150 000 personnes réalisent ces tests ADN en toute illégalité, auprès d'entreprises américaines et israéliennes, pour connaître leurs origines. Malgré ce chiffre impressionnant, l'Hexagone reste le seul pays d'Europe à les interdire, contestant la garantie de la confidentialité des donnés partagées.
Dans le cadre de la loi bioéthique attendue d'ici à 2028, le débat est relancé. Plusieurs associations militent pour la législation de ces tests ADN, qui permettraient aux personnes adoptées, nées de dons ou nées sous X, de connaître leurs origines. "Cette autorisation répond à une ouverture d'un droit de l'individu à avoir un accès libre à sa propre histoire", explique l'un des membres au Parisien.
Si cette interdiction pourrait être levée, les associations souhaitent que les utilisateurs aient un suivi particulier. "Après avoir reçu les résultats, les gens ne doivent pas être laissés tous seuls. Cela peut les bouleverser, eux et leurs proches", explique l'un des membres de l'association, d'autant plus que les erreurs d'analyses sont fréquentes.

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