
C’est l’équivalent d’un Federer-Nadal, ou plutôt d’un Borg-Alcaraz avec des générations d’écart. Un match au sommet et de fiction qui opposerait l’Ajax de Cruyff ou le Bayern de Beckenbauer au PSG de Kvaratskhelia. « Michel-Ange Rodin » au musée du Louvre (Paris Ier), c’est un peu ça. « Corps vivants », le sous-titre de l’exposition qui commence ce mercredi 15 avril, suggère un corps à corps. Comment entre deux boxeurs. Deux sculpteurs que séparent quatre siècles : Michel-Ange (1475-1564) et Auguste Rodin (1840-1917), les plus grands de tous les temps, champions toutes catégories, ont beaucoup en commun.
« Selon le philosophe Georg Simmel — contemporain d’Auguste Rodin —, ils sont les seuls dont les corps sculptés semblent en parfaite adéquation avec leur âme. Chez Michel-Ange, c’est la fusion du matériel et du spirituel. Rodin lui, cherche l’adéquation entre le corps et le mouvement », rappelle en préambule Chloé Ariot, l’une des deux commissaires de l’exposition avec Marc Bormand. « Rodin est présenté comme le Michel-Ange de son époque », ajoutent-ils.











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