Crise du festival de BD d'Angoulême: Catherine Pégard appelée à la rescousse

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Par Le Figaro avec AFP

Le 15 avril 2026 à 15h31

La société organisatrice du festival de BD d'Angoulême annonce l'annulation de l'édition 2026

Les organisateurs évincés de la manifestation après une grave crise de gouvernance, et ayant saisi la justice pour dénoncer leur mise à l’écart, requièrent l’aide de la ministre de la Culture pour éviter la «disparition» de l’évènement, après son annulation en 2026.

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Les organisateurs historiques du festival de BD d'Angoulême, qui ont saisi la justice pour dénoncer leur mise à l'écart, en appellent mercredi à la ministre de la Culture pour sortir de la crise et éviter la «disparition» de l'évènement, après son annulation en 2026.

«L'Association du FIBD et 9eArt+ en appellent à Catherine Pégard (...) afin que, forte de ses responsabilités et prérogatives, elle établisse un cadre de dialogue réel et transparent permettant à ce festival de retrouver sa sérénité», écrivent les deux structures dans un communiqué envoyé à l'AFP, où elles se disent de nouveau victimes de «tentative de spoliation».

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«Aujourd'hui, le calendrier nécessaire à l'organisation d'une édition 2027 est d'ores et déjà compromis. Le risque est dorénavant réel de voir disparaître un événement qui a mis cinquante ans à s'imposer comme une référence mondiale du neuvième art», poursuit le communiqué, qui évoque «un festival massacré, un territoire sacrifié, des millions envolés».

Principal rendez-vous mondial de la BD francophone, le festival d'Angoulême créé en 1974 est plongé dans une profonde crise qui a conduit à l'annulation de son édition 2026 et débouche aujourd'hui sur une guerre ouverte autour de son organisation en 2027.

L'Association du FIBD, qui détient les droits du festival, et la société 9eArt+, qui en assure l'organisation depuis 2007, ont saisi les tribunaux, s'estimant écartées du processus en cours visant à faire émerger un nouveau festival en 2027. Une audience à Angoulême est désormais prévue le 20 mai.

«Opacité»

Ces deux structures réclament notamment 300.000 euros de dommages et intérêts à l'Association pour le développement de la BD à Angoulême (ADBDA), qui regroupe financeurs publics (État, collectivités) et professionnels et qui a lancé un appel d'offres pour 2027, dont le résultat doit être dévoilé d'ici à la fin avril.

«Le nom du lauréat s'apprête à être dévoilé sans qu'aucune garantie (de transparence) n'ait été respectée», estiment les deux organisations dans leur communiqué, retournant l'accusation «d'opacité» portée à leur égard.

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Après une édition 2025 marquée par les polémiques, de nombreux auteurs et autrices avaient appelé au boycott du festival, dénonçant une dérive mercantile et le licenciement en 2024 d'une salariée de 9eArt+ après une plainte pour viol. Éditeurs et financeurs publics avaient fini par lâcher les organisateurs.

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