L’actrice américaine s’étonne que les citoyennes de son pays ne se « rebellent pas » davantage, à l’image de son personnage dans la saga Hunger Games.
Passer la publicité Passer la publicitéCôté Donald Trump, l’équipe de campagne craignait que le vote féminin finisse par pencher sérieusement vers Kamala Harris. Son opposition à l’avortement, son langage fleuri à l’égard du beau sexe ou sa franche misogynie contre Stormy Daniels - actrice X dont il a acheté le silence au prix d’une falsification de compte - auraient pu jouer en sa défaveur. Cela n’a pas empêché, en 2024, 44 % des femmes américaines de voter pour le milliardaire républicain. Dont 53 % des femmes blanches. Un chiffre que ne digère toujours pas l’une d’entre elles, l’actrice Elizabeth Banks.
« Je ne comprends pas les 53 % de femmes blanches qui n’ont pas voté pour Kamala », déplore la comédienne de 52 ans, remarquée dans des Spider-Man et des comédies légères. Elle était invitée du podcast « One Nightstand », où des célébrités américaines confessent leurs penchants littéraires.
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La saga Hunger Games
Elizabeth Banks s’est permis cette digression politique après avoir évoqué sa passion pour Hunger Games. Une saga qu’elle a dévorée (elle a même cherché à en acheter les droits) avant de jouer dans son adaptation. Il s’agit, à ce jour, de l’un de ses rôles les plus connus. Dans les trois premiers longs-métrages, elle a incarné Effie Trinket, personnage extravagant, complice d’un système cruel auquel elle finit par s’opposer. Dans une Amérique post-apocalyptique, Hunger Games imagine un jeu de massacre imposé par le pouvoir central pour vassaliser des régions lointaines.
« Effie est l’un des personnages qui a connu la plus grande évolution parmi tous ceux que j’ai interprétés (...) Je pense notamment à Hunger Games : L’Embrasement (le deuxième volet, NDLR), quand elle souhaite rejoindre l’équipe et qu’on la voit se battre. À la fin, elle est comme une révolutionnaire. J’aimerais que davantage d’entre nous deviennent des révolutionnaires ! Effie est un modèle, les amies ! », lance Elizabeth Banks qui a aussi prêté ses traits à la fille de George W. Bush dans W : L’Improbable Président, d’Oliver Stone. Un rôle de composition, donc.
Droit à l’avortement et contrôle des armes à feu
Un nouveau prologue de Hunger Games sortira en novembre, sans Banks qui laisse sa place à sa cadette Elle Fanning. Intitulé Lever de soleil sur la moisson, le film verra le retour des stars historiques de la saga Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson. Avec 3,3 milliards de dollars engrangés depuis 2012, la franchise adaptée des romans de Suzanne Collins fait partie des plus fructueuses de Hollywood.
Elizabeth Banks, elle, promeut actuellement la série La femme miniature, diffusée en France Prime Video. Une nouvelle variation autour du roman publié en 1956 par Richard Matheson.
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Favorable au contrôle des armes à feu, convaincu de la nécessité du droit à l’avortement, Elizabeth Banks a publiquement soutenu Hillary Clinton en 2016, prétendante malheureuse d’une élection qui, déjà, avait vu 53 % environ des femmes blanches voter pour Donald Trump. Une proportion habituelle pour des candidats républicains, au moins depuis Bob Dole en 1996.

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