Entouré de stars, Sofiane Pamart sort  Movie, son quatrième album

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Pour réaliser cette œuvre composée de vingt titres, le pianiste et compositeur français de 35 ans a collaboré avec des artistes comme Sia et J Balvin.

Avec Movie, un quatrième album qui exauce son rêve de mêler musique et cinéma, Sofiane Pamart entoure son piano d'un casting cinq étoiles, dont Sia, J Balvin et l'orchestre philharmonique de Prague, un an avant son premier Stade de France.

Pour confectionner cet opus de 20 titres, disponible vendredi, le virtuose de 35 ans a pris du temps - son précédent album Noche date de 2023 - et du champ, puisant son inspiration sur les hauteurs hollywoodiennes de Los Angeles. « Les films m'ont toujours inspiré, même dans ma manière de créer: quand je bloque sur un sujet émotionnel, je vais aller chercher le film qui traite de ce sentiment », explique à l'AFP Sofiane Pamart, adepte du cinéma contemplatif de Takeshi Kitano ou celui, mélancolique, de Wong Kar-wai.

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Dans son Movie, les oreilles sont invitées à se laisser envelopper par une atmosphère onirique et épurée, propice à l'imaginaire et où le piano tient le rôle-titre. Adepte des ponts musicaux, lui-même mélange de parcours classique au conservatoire de Lille et amour du hip-hop, l'artiste a invité une douzaine d'invités, comme une galerie de personnages. « Je me suis dit, et si je ne faisais pas que composer la musique, mais que je réalisais vraiment le film tout entier: ça signifie un casting, une direction artistique, entraîner tous les acteurs dans mon univers comme le ferait un réalisateur », rembobine-t-il.

J Balvin, Rema, Celeste, Melody Gardot, Nelly Furtado, Christine and the Queens ou encore le joueur américain de basket Jimmy Butler, à la voix magnétique, font partie de l'aventure. Issus des planètes reggae, jazz, afrobeats, RnB ou pop, tous ont accepté de se mettre à nu, souvent loin de leurs zones de confort. « Je ne mets pas de rythme, pas de batterie. Donc c'est une contrainte. Surtout quand tu as des invités comme ça, qui sont habitués à poser sur du rythme », explique Sofiane Pamart, qui s'est aussi entouré, sur plusieurs morceaux, de l'orchestre philharmonique de Prague et d'un chœur. Il a ainsi proposé à Sia une nouvelle version de Gimme love, qu'il avait déjà remixée en 2023: entre la voix de la star australienne et les notes de l'orchestre, la magie opère.

Des JO au Stade de France

L'artiste aux fines lunettes et mitaines noires - dingue de mode - affectionne ces rencontres croisées: il a multiplié les collaborations, notamment avec des rappeurs (SCH, Josman, Vald). Lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Paris, il avait accompagné Juliette Armanet sur Imagine, son piano enflammé tranchant avant les flots sombres de la Seine. Pour le compositeur, plusieurs musiques peuvent cohabiter: celle qui se concentre sur le corps pour inciter au lâcher-prise et celle qui touche l'esprit, en cherchant « des émotions qui sont cachées, que la carapace a tendance à protéger ».

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«J'aime bien penser, réfléchir... On a besoin de se concentrer, se poser, mettre notre attention sur une seule chose pendant un certain temps. Et je pense que c'est important de continuer à proposer des formats comme ça », souligne le pianiste. Avec un nouvel album en guise de CV, l'autoproclamé « Piano king » espère que le futur lui offrira « une belle carrière dans la musique de film ». « Maintenant, il faut trouver les bons, avoir la bonne alchimie avec les bons réalisateurs », précise ce fan du compositeur John Williams (Star Wars). Mais une autre aventure attend déjà le prodige du Nord, après des concerts aux quatre coins du monde. Dans un an, le 17 avril 2027, il entend devenir le premier pianiste à se produire, en solo, au Stade de France. « Quand je parle du Stade de France avec des athlètes, je sens que ça représente quelque chose de très physique pour eux. Et j'adore ça », sourit-il. « Donc oui, j'ai aussi envie de faire une prouesse héroïque de ramener le piano jusque là-bas. »

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