Le pire scénario s’est confirmé pour Hugo Ekitike. Sorti en pleurs mardi soir lors du quart de finale retour de Ligue des champions face au Paris Saint-Germain (0-2), l’attaquant français de Liverpool souffre bien selon nos informations d’une rupture du tendon d’Achille. Une blessure lourde, synonyme de fin de saison immédiate… et surtout de forfait pour la Coupe du monde 2026.
La scène, survenue à Anfield, avait glacé tout le monde. Sur une course anodine, Ekitike s’était écroulé seul, avant de se tenir l’arrière de la cheville. Rapidement évacué sur civière, l’international français avait quitté la pelouse en larmes. Son entraîneur à Liverpool FC, Arne Slot, n’avait guère laissé place au doute après la rencontre : la blessure s’annonçait grave.
Des examens approfondis doivent déterminer, ce mercredi, s’il s’agit d’une rupture partielle ou totale du tendon d’Achille. Quoi qu’il en soit, ce type de pathologie nécessite une opération et une longue rééducation. Il lui faudra ensuite enchaîner les matchs avant de retrouver son meilleur niveau. En conséquence, il n’a pas aujourd’hui l’absolue certitude de rejouer avant la fin d’année 2026.
C’est une énorme désillusion pour un joueur en pleine ascension (17 buts en 45 matchs toutes compétitions confondues avec les Reds), également auteur de prestations convaincantes avec les Bleus ces dernières semaines.
Fort de 8 sélections, il restait notamment sur un but contre le Brésil (2-1) et une apparition face à la Colombie (3-1) lors du dernier rassemblement. À quelques semaines de l’annonce de la liste par Didier Deschamps (le 14 mai), sa place dans le groupe semblait acquise.
Kolo Muani favori d’un match à trois
Au-delà du coup dur humain, son absence rebat les cartes offensivement. Ekitike s’était imposé comme un profil précieux : capable d’évoluer dans l’axe comme sur les côtés, à l’aise dans un rôle de joker offensif, il offrait une solution différente dans un secteur dominé par Kylian Mbappé ou Ousmane Dembélé.
Son tempérament, sa capacité à entrer sans complexe dans des matchs de très haut niveau et sa polyvalence en faisaient une option crédible pour peser durant la compétition.
En son absence, la hiérarchie offensive des Bleus se redessine et un trio se détache pour récupérer la place laissée vacante, si Didier Deschamps décide d’inclure 9 attaquants dans sa liste. Parmi eux, Randal Kolo Muani apparaît aujourd’hui comme le grand favori. Malgré une saison très moyenne à Tottenham, il conserve la confiance de Didier Deschamps et part avec une longueur d’avance dans l’esprit du sélectionneur.
Derrière lui, Christopher Nkunku (AC Milan) espère profiter de cette opportunité pour réintégrer le groupe après avoir manqué le dernier rassemblement, tandis que Jean-Philippe Mateta (Crystal Palace), absent sur blessure en début d’année, reste en embuscade, conscient qu’il devra enchaîner les performances en club pour espérer bousculer la hiérarchie.











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