Exclu. "La première motivation, c’est ma petite fille" : Pourquoi Mosimann tenait à prêter sa voix pour le film Tad l’explorateur et la lampe magique

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Le DJ et producteur Mosimann s'invite au doublage Tad l'explorateur et la lampe magique (en salles le mercredi 26 août 2026), quatrième volet de la saga d'animation. Jeune papa comblé et artiste épanoui, il a répondu aux questions de Télé-Loisirs.

Auteur-compositeur-interprète et producteur, le DJ franco-suisse a tracé sa propre route depuis sa victoire en finale de la septième saison de la Star Academy en 2008. Quand il ne sillonne pas la planète derrière ses platines, Mosimann collabore avec Louane, Grand Corps Malade, Claudio Capéo… Depuis 2025, il se raconte chaque semaine sur France Inter dans un billet d'humeur en musique.

Aujourd'hui, l'artiste de 38 ans ajoute une corde à son arc en doublant un Archéorobot je-sais-tout attachant dans l'aventure familiale Tad l'explorateur et la lampe magique. Une nouvelle expérience – ou presque – qui tombait à point nommé pour ce jeune papa comblé.

Mosimann, au doublage du film d'animation Tad l'explorateur et la lampe magique : "Je suis sur ce projet grâce à Tom Cruise !"

Télé-Loisirs : Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?

Mosimann : Je suis sur ce film grâce à Tom Cruise ! Au festival de Cannes 2025, il voulait un remix du thème de Mission : Impossible. J'ai mixé sur le tapis rouge pour la montée des marches (de The Final Reckoning, ndlr). C'est mon premier lien avec Paramount (qui produit aussi Tad l'explorateur, ndlr) finalement.

Connaissiez-vous cette saga d'animation ?

Non. Quand on m'a proposé ce film, j'ai enchaîné les trois premiers volets, que j'ai trouvés très drôles. Ensuite, j'ai adoré l'exercice du doublage, auquel je m'étais déjà essayé pour un épisode de la série d'animation Rick et Morty.

Avez-vous apprécié l'exercice ?

J'ai adoré ! Ce n'est pas si facile de se mettre dans le personnage au départ. Il faut trouver sa voix au sens propre, tout en respectant le personnage pour faire passer des émotions.

L'Archéorobot a plusieurs aptitudes. Laquelle prendriez-vous ?

Il a une intelligence artificielle nouvelle génération, parle toutes les langues. Mais finalement il essaye surtout de se rapprocher des personnages. Si je devais garder quelque chose de lui, ce serait son humanité.

Le doublage vous a-t-il donné des envies de cinéma ?

J'en rêve, bien sûr. C'est un de mes objectifs. Ça viendra. Ça arrivera quand ça arrivera. Je le sais.

Le fait d'être père a-t-il joué dans votre décision d'accepter cette nouvelle expérience ?

La première motivation, c'est ma petite fille Hayden en effet. Je me dis qu'elle pourra regarder le film dans quelques années en entendant son papa. Pour l'instant, elle est un peu trop jeune [elle a deux ans, ndlr]. Mais je garderai un DVD.

"Quand on est papa, on a envie de le crier sur tous les toits", Mosimann

Pourquoi avoir parlé ouvertement d'elle sur France Inter, le 24 juin 2026 ?

Je voulais maîtriser ce que je dis. Je voulais le dire dans un média qui me comprenne, dans lequel je me sens à l'aise. Et je ne voyais pas d'autres médias que France Inter aujourd'hui pour parler de ça. Avant, mes potes me saoulaient quand ils me parlaient constamment de leurs enfants. Mais quand on est papa, on a envie de le crier sur tous les toits ! Je ne voulais pas qu'elle tombe un jour sur une vidéo de son père éludant la question. Je souhaitais que tout soit naturel pour elle et qu'elle soit bien accueillie dans ce monde, qu'il n'y ait pas de secrets et de non-dits.

Pourquoi avez-vous proposé à votre meilleure amie et manageuse, qui voulait un enfant seule, d'être le donneur ?

Maud (Brooke, ndlr) a mis sa vie de côté pour ma carrière. Ça fait 20 ans qu'on travaille ensemble. Elle a fait des concessions, elle n'a pas beaucoup dormi. On a fait le tour du monde. La vie de DJ ! Je pense qu'elle est passée à côté de sa jeunesse. Parce que la mienne, c'était d'aller jouer dans les clubs. Je trouvais ça sain et normal de lui proposer. Pour le reste, l'histoire lui appartient.

Pensiez-vous vraiment réussir à n'être que le géniteur ?

J'étais le pote qui ne voulait pas d'enfant. Je trouvais ça égoïste et irresponsable dans ce monde. C'était une hérésie pour moi. Ce à quoi Maud m'a répondu : 'Oui, mais si on ne fait pas d'enfants, qui le sauvera ?'. Je me suis alors posé beaucoup de questions. Elle m'a scotché sur ce jour-là. Être donneur, c'était idéal.

Jusqu’à ce peau à peau à sa naissance…

C'était un moment très spécial. Je lui ai ensuite dit que je voulais être le père. Cela s'est fait dans la bienveillance et le respect de l'autre. Ces décisions se prennent à deux. Depuis, je ne suis pas père à moitié. Je suis en full daron : je change les couches, vais à la crèche… Je sais pourquoi je travaille. J'ai un but dans la vie.

Comment vous organisez-vous dans cette nouvelle vie ?

Je ne vous cache pas que c'est elle qui organise tout. Dans ces cas-là, il faut acquiescer et la laisser gérer !

Mosimann : "Il n'y a pas d'âge pour rencontrer l'amour"

Sur France Inter, vous avez une facilité à parler de vos sentiments dans vos billets d'humeur…

Je peux vous dire que ça m'a coûté moins cher en psychanalyse cette année ! France Inter, c'est un public. J'ai le sentiment qu'on ne peut pas leur faire à l'envers. S'il y a un truc pas naturel, pas sincère, ça ne marche pas. Il faut être vrai. C'est aussi pour ça que je me suis beaucoup raconté. Les gens se reconnaissent dans ce que tu dis parce que tu ne triches pas.

Dans la forme, il y a une plume qu'on ne vous connaissait pas forcément en tant que producteur à composer des morceaux…

Je ne m'étais pas autorisé à écrire. J'écris beaucoup et j'adore ça surtout. Ça me permet vraiment d'exprimer des choses différemment.

Vous avez souvent parlé d'amour dans vos billets d'humeur, et pourtant vous ne vous considérez pas comme un bon compagnon…

Pour être épanoui, je pense qu'il faut savoir exactement qui on est. J'ai souvent expliqué que j'étais l'homme d'une nuit et pas celui d'une vie. Je l'accepte. Il n'y a rien de pire que se voiler la face et faire croire des choses à sa partenaire. Quand je rencontre une femme, je dis très clairement ce que j'ai à offrir. Je préfère être honnête tout de suite. Si c'est ok, on y va. Je crois en l'amour, mais j'attends qu'il vienne. De toute façon, il n'y a pas d'âge. C'est l'avantage.

Ces dernières années, vous êtes devenu de plus en plus populaire. Comment l'expliqueriez-vous ?

Ça n’engage que vous, mais j'apprécie beaucoup, je vous remercie. Je ne sais pas comment l'expliquer. Peut-être que c'est le pouvoir des réseaux. Peut-être que c'est le pouvoir de la musique et d'avoir fait des chansons pour plein d'artistes très différents. Et même si je fais de la de la tech house plutôt underground, dans ce que je produis, j'aime aussi la variété française. J'adore en faire pour Claudio Capéo, Louane, Suzane… Ce sont des artistes que j'aime passionnément.

Votre victoire à la Star Academy remonte à presque 20 ans. Regardez-vous parfois en arrière ?

Jamais. Je n'ai jamais regardé un prime ou un prestation. Je tombe parfois dessus par hasard quand je fais des interviews et qu'on me remontre la victoire avec Nikos, ce moment où je m’effondre. En revanche, je suis la Star Ac. La Star Academy et L'Amour est dans le pré sont mes deux émissions favorites. Je les regarde en replay.

"Je voulais gagner la Star Ac pour aider ma mère", Mosimann

Y compris les dernières saisons donc…

Bien sûr, j'ai d'ailleurs bossé avec Pierre Garnier sur son album. J'ai produit Ne partez pas sans moi et Voulez-vous [les hymnes des saisons 10 et 13, ndlr]. Qui sait, je ferai peut-être le prochain….

À l'époque, vous n'aviez pas le profil type de l'académicien…

À l'origine, j'ai fait l'émission pour gagner un peu d'argent et aider ma maman parce qu'on était dans la misère. C’était compliqué, il y avait une nécessité à ce moment-là. Je m'étais dit : 'De toute façon, je suis un DJ techno, je n'ai rien à faire à la Star Ac'. Il se trouve que je chantais un peu, donc j'en ai profité. J'y ai très vite pris goût. Pendant l'émission, je me suis surpris à adorer ça. Je pensais peut-être que c'était facile. Ce n'est pas du tout le cas. C'est une vraie école, avec des vrais cours, où tu te réveilles vraiment le matin pour faire du sport… Petit à petit, je me suis dit, que je n'étais pas arrivé jusque-là pour ne pas gagner. Je voulais gagner à tout prix pour aider ma mère.

Vous vouliez être DJ. Mais était-ce tout de même un objectif pour vous de devenir le nouveau Jenifer, ou le chemin proposé était-il trop formaté pour vous ?

À l’époque, j'étais résident dans un club à Ibiza. Quand la Star Ac est arrivée, je me suis dit : 'Si je le fais et que ça marche, tant mieux. Je prends ce qu'il y a à prendre. Si ça ne marche pas, je retourne à Ibiza. Pas besoin, je m'en fous'. Ça ne s'est absolument pas passé comme ça. Quand c'est arrivé, je me suis un peu laissé faire. Personne ne m'a manipulé ou formaté. Je pense qu'on est tous maîtres de nos décisions. On devient ce qu'on veut devenir. Moi, j'ai juste mis 15 ans de plus que tout le monde. Maintenant, je sais où je vais. Je suis à 100% aligné avec moi-même.

Quelle est la suite pour vous ?

Une tournée des Zéniths, qu'on va annoncer fin août, et le prochain album. On passe un peu partout en France, en Belgique et en Suisse. C'est un nouvel album avec des extraits qui sortiront à la fin de l'année, mais je pense qu'il sortira en février ou mars. Préparer la tournée va déjà être costaud. Puis je prendrai une petite pause en fin d'année pour me ressourcer un peu.

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