Europe. Un document du Haut-commissariat au Plan pointe une "double offensive" anti-européenne, au cœur même de l’UE…
Publié le 16/04/2026 à 17:53
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d'une lors d'une conférence de presse après un sommet sur les relations transatlantiques, à Bruxelles. Les leaders européens échangeaient après les menaces du président Donald Trump d'imposer de nouvelles barrières douanières au pays de l'UE s'opposant à l'acquisition du Groenland le 23 janvier 2026. REUTERS/Yves Herman
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C’est une première. En France, on ne s’était jamais intéressé, dans le détail, à l’influence réelle des think tanks, ces étranges structures que l’on doit aux Anglo-Saxons, des "objets politiques non identifiés", selon l’expression du sociologue Marc Patard. C’était sans doute une erreur. Depuis quelques années, profitant de leur ambiguïté - ces instituts se situent souvent à mi-chemin entre la recherche universitaire et le plaidoyer politique - des puissances hostiles à l’UE investissent ce terrain à Bruxelles, comme le révèle une note du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, que L’Express dévoile en exclusivité.
"Si la sphère bruxelloise restait jusqu’à récemment relativement consensuelle, on note depuis peu la montée en puissance d’un écosystème d’expertise alternatif, plus proche des positions eurosceptiques et conservatrices de partis considérés en dehors du 'cordon sanitaire' politique, comme les Patriotes pour l’Europe et les Conservateurs et réformistes européens", écrivent les auteurs. Leur démonstration s’appuie sur un "indice d’influence" qu’ils ont développé à partir de quatre critères : le budget, les effectifs, le nombre de publications et la fréquence des contacts avec la Commission européenne.

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