Fiasco du 1er Mai : comment les ambitions de Gabriel Attal ont percuté la prudence de Sébastien Lecornu

il y a 2 day 1

Sébastien Lecornu.

Sébastien Lecornu. THOMAS SAMSON / AFP

DÉCRYPTAGE - L’enterrement express du texte élargissant le travail le 1er Mai illustre le grand écart entre le début de la campagne présidentielle et la volonté du premier ministre de tenir jusqu’au bout.

« Un moment d’incompréhension et de colère. » Gabriel Attal accueille fraîchement Jean-Pierre Farandou, ce mardi matin dans la salle Colbert de l’Assemblée nationale, lors de la réunion des députés Renaissance. Habitué des grognes sociales quand il présidait la SNCF, le ministre du Travail doit cette fois essuyer une grogne politique, celle de parlementaires agacés par le psychodrame sur l’élargissement de la possibilité de travailler le 1er Mai. Lundi, Sébastien Lecornu a enterré sans cérémonie un texte en ce sens, dont Gabriel Attal voulait faire un marqueur politique.

D’où une atmosphère électrique à l’Assemblée. « Notre marque de fabrique, c’est de regarder quels sont les points de blocage du pays et d’y répondre », lance Attal à Farandou. Tout en vantant le fait d’avoir avancé avec le gouvernement sur ce texte. « Le premier ministre avait même validé l’approbation de la motion de rejet vendredi, pour éviter l’obstruction de la gauche », assure un proche de Gabriel Attal…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 81% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ? Connectez-vous

Lire l’article en entier