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CONTRE-POINT - Si le verdict des militants est favorable à l’ancien ministre de l’Intérieur, il y a peu de chance d’entendre un seul de ceux-là proclamer : « Et maintenant, tous derrière Retailleau, battons-nous avec lui jusqu’à la victoire ! »
Passer la publicité« Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge. » L’adage est connu et la droite, une fois encore, en fait sa devise. Du RPR à LR, le nom du parti change, mais l’habitude demeure : affaiblir et délégitimer ses « compagnons » - comme ils s’appelaient naguère - plutôt que jouer collectif contre un adversaire commun. Voilà Bruno Retailleau prévenu : si, comme c’est probable, une majorité des quelque 76.000 adhérents de LR décident d’en faire leur candidat à la présidentielle, il ne sera pas reconnu comme tel par les « barons » du parti, et encore moins par les barons qui sont partis.
Le vote de dimanche ? Un « scrutin pour rien », balaye Laurent Wauquiez. Une simple « étape » avant le véritable « moment de vérité » qui interviendra à l’automne, prévient Michel Barnier. Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Gérard Larcher, Jean-François Copé… Si le verdict des militants est favorable à l’ancien ministre de l’Intérieur, il y a peu de chance d’entendre…

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