CONTRE-POINT - Sur le plan politique, l’affaire sème la zizanie entre le gouvernement et les forces sur lesquelles il est censé s’appuyer. Chacun se renvoie la balle de l’échec.
Le dossier du 1er Mai n’est pas encore refermé. Sébastien Lecornu reprend la main et prétend le faire avancer, sur des bases renouvelées. Mais d’ores et déjà, l’addition de cet imbroglio est salée. Sur le plan politique, l’affaire du 1er Mai sème la zizanie entre le gouvernement et les forces sur lesquelles il est censé s’appuyer. Chacun se renvoie la balle de l’échec. Renaissance et Les Républicains accusent le premier ministre d’avoir reculé et cédé aux injonctions de la gauche et de la CGT. Matignon reproche aux députés d’avoir mal ficelé leur texte et ignoré le préalable du dialogue social ; et à Gabriel Attal d’avoir monté une opération de communication.
Depuis la dissolution, l’exécutif s’appuie déjà sur un socle parlementaire insuffisamment large. Mais si, plutôt que pallier cette faiblesse par un surcroît de concertation et de solidarité, les partenaires de cette non-majorité se querellent et s’affaiblissent mutuellement, rien de constructif n’en sortira. Chacun cherche à exister…

il y a 2 day
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