La Grèce confrontée aux feux de forêts. La Protection civile a ordonné, vendredi 31 juillet, l'évacuation préventive d'une partie d'une banlieue à l'ouest d'Athènes en raison d'un incendie en cours, selon un message d'alerte envoyé sur les téléphones portables.
Le feu s'est déclaré sur une montagne à proximité de cette banlieue de Chaïdari, située à 11 kilomètres du centre-ville de la capitale grecque, selon les pompiers.
Par ailleurs, la région du département de Rethymnon, sur l'île touristique de Crète, est toujours la proie des flammes, poussées par des vents violents, selon les pompiers, malgré une certaine amélioration.
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"La situation à Rethymnon est meilleure", a indiqué à l'AFP un porte-parole des sapeurs-pompiers, mais le feu "n'est toujours pas circonscrit" et "il y a encore des foyers".
Alors que la saison touristique bat son plein en Crète, 4 500 hectares sont déjà partis en fumée mercredi et jeudi au sud de ce département, selon le site meteo.gr de l'Observatoire national d'Athènes.
De nombreuses régions classées en risque incendie "très élevé"
Les vents violents, la géologie et le relief accidenté de la région compliquent considérablement les opérations de lutte contre le feu, selon les autorités.
Aux alentours de la station balnéaire d'Agia Galini, où 8 000 personnes avaient dû être évacuées mercredi soir, les dégâts sont importants. "Tout mon café a été détruit. Ce lieu faisait vivre deux familles, la mienne et celle de mon fils", a déploré son propriétaire, Thrassyvoulos Paterakis, 69 ans, auprès de l'AFP. "Nous nous retrouvons désormais à la rue."
Dans la péninsule du Péloponnèse, près du port de Patras, un incendie qui inquiète les autorités était également en cours. Quatre avions bombardiers d'eau et trois hélicoptères ont été déployés près du village de Floka, au sud de Patras, selon les pompiers.
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Sur les îles touristiques de Paros et Andros, dans l'archipel des Cyclades, et à Kalymnos dans le sud-est, la situation était en revanche en cours d'amélioration, selon les pompiers. Ces derniers sont en alerte générale ce vendredi en raison des vents forts qui balaient une grande partie de la Grèce.
De nombreuses régions, dont celle d'Athènes, la Crète, un grand nombre d'îles de la mer Égée et une partie du Péloponnèse, ont été classées en risque incendie "très élevé", au quatrième niveau d'une échelle qui en compte cinq.
"Les conditions devraient encore se dégrader dans les prochains jours"
Des vents jusqu'à 88 km/h sont attendus ce vendredi, ce qui perturbe le trafic des ferries vers les îles prisées des vacanciers.
"Les rafales emportent littéralement le feu et le propagent dans toutes les directions", a expliqué sur la chaîne publique ERT Theodore Giannaros, chercheur principal à l'Observatoire national d'Athènes. "Les vents violents soulèvent des brandons qui (...) peuvent provoquer de nouveaux départs de feu, parfois très loin du front principal."
La géographie insulaire du pays "complique en outre le déploiement rapide des secours", a reconnu jeudi soir Vassilis Vathrakogiannis, porte-parole des sapeurs-pompiers. "Les vents violents et les épais panaches de fumée (...) rendent les largages d'eau particulièrement difficiles, voire impossibles" en Crète notamment, a-t-il affirmé.
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a prévenu jeudi que la Grèce, plutôt épargnée au début de l'été par les canicules et les feux importants comme en France et en Espagne, allait vivre "des jours difficiles". "Les conditions devraient encore se dégrader dans les prochains jours", a également prévenu le porte-parole des sapeurs-pompiers.
La Grèce, touchée de plein fouet par la crise climatique comme l'ensemble du pourtour méditerranéen, est en proie à des incendies chaque été en raison de fortes températures, de canicules fréquentes et de la sécheresse.
Avec AFP









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