Par la rédaction avec AFP
Le 17 avril 2026 à 19h19

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier a alerté sur la «situation de blocage» autour du choix du lieu qui accueillera les épreuves de hockey des JO 2030.
Passer la publicité Passer la publicitéRenaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, a mis la pression vendredi sur le maire de Nice Éric Ciotti en alertant sur la «situation de blocage» qui persiste concernant le lieu d'accueil des épreuves de hockey des JO 2030. Nice doit théoriquement accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling, un village olympique ou encore un centre des médias.
Le projet actuel prévoit notamment de couvrir temporairement le stade de football de l'Allianz Riviera pour le hockey et de construire à côté une patinoire et le village olympique. Mais le nouveau maire UDR-RN de Nice Éric Ciotti s'est dit opposé à ce que l'OGC Nice soit privé de son stade pendant plusieurs mois.
Cette question fait l'objet de discussions depuis son élection et vendredi, à l'issue d'une nouvelle réunion de travail, «la solution initialement envisagée pour la couverture et l'immobilisation de l'Allianz Riviera n'a pas reçu d'accord», indiquent les services de la région dans un communiqué.
L’alternative lyonnaise
La réunion du jour a mis «en évidence une situation de blocage», ajoute le communiqué selon lequel il reste «trois jours pour sortir du blocage» avant une réunion lundi du Cojop, le comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques, présidé par Edgar Grospiron.
«Les blocages actuels exposent directement le pôle niçois. Ils pourraient conduire à sa remise en cause. Une décision doit désormais être prise», alerte Renaud Muselier (Renaissance), cité par le communiqué. Contactée par l'AFP, l'équipe de M.Ciotti a annoncé une réaction vendredi soir.
Début avril, le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet avait proposé d'accueillir des compétitions de glace à la place de Nice. La question des sites olympiques niçois doit trouver une solution d'ici fin avril, avait affirmé le président de la région PACA qui dirige également la Solideo, l'établissement public chargé de la livraison des ouvrages des JO 2030.
Un surcoût trop important
La région estime dans son communiqué que l'alternative présentée par la ville de Nice pour le hockey, dont les détails ne sont pas précisés, «engendre un surcoût estimé à 45 millions d'euros, qui ne peut être absorbé par l'organisation dans le respect des équilibres financiers fixés».
«De plus elle fait peser un risque majeur d'impasse procédurale et de dérive calendaire, incompatibles avec la livraison des jeux dans les délais impartis», ajoute-t-on de même source. Depuis son élection à la mairie de Nice, Éric Ciotti a assuré de sa volonté de pouvoir accueillir les épreuves de glace dans sa ville.
L’édile a poursuivi assurant craindre «que des considérations purement politiques aient pesé lourdement dans ces choix contraires aux intérêts de notre ville, de notre région et de notre pays. Nice n’est pas une variable d’ajustement. On ne fait pas n’importe quoi avec l’argent des Niçois. Les engagements que j’ai pris devant eux seront respectés».

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