L’Euro de judo débute jeudi à Tbilissi pour les Bleus, à six mois des Championnats du monde.
À six mois des Championnats du monde, Romane Dicko, Joan-Benjamin Gaba et les Bleus défendent leurs chances à l'Euro de judo, qui démarre jeudi dans l'ambiance bouillante de Tbilissi et marque un point d'étape avant le lancement de la course vers les Jeux de Los Angeles 2028.
Sans Teddy Riner, qui privilégie l'entraînement, ni Clarisse Agbégnénou, en phase de reprise après un nouveau congé maternité, l'équipe de France a misé sur un groupe élargi pour faire le voyage en Géorgie. Chez les femmes, cinq judokas, dont Blandine Pont (-52 kg) et Audrey Tcheuméo (-78 kg), ont ainsi été sélectionnées en tant que réservistes.
«Cela veut dire qu'on compte sur le groupe élargi et donc sur les réservistes pour plus tard dans la saison», explique à l'AFP Frédérique Jossinet, manager générale des équipes de France. «Il y a les Championnats d'Europe, et deux mois après, on a le début de la quête olympique à partir du mois de juin. Donc ça va aller très vite.»
En 2024, pour les Jeux à domicile, la France était assurée d'un billet dans chaque catégorie de poids. Mais pour voir Los Angeles en 2028, les Bleus devront cette fois-ci aller chercher leur quota en remportant des points à travers les compétitions à venir. Cette quête démarre en juin avec le Grand Slam de Mongolie, avant les Mondiaux à l'automne.
«On a aussi les Championnats du monde, qui étaient à l'origine prévus au mois de juillet, et qui finalement ont lieu au mois d'octobre. Donc on a fait une stratégie de sélection en fonction justement de cette particularité», souligne Jossinet.
«Un socle fort»
Pour faire son casting, l'encadrement des Bleus a ainsi choisi une équipe composée de leaders expérimentés et de jeunes en devenir. La quintuple championne d'Europe Romane Dicko (+78 kg), Amandine Buchard (-52 kg) ou encore Shirine Boukli (-48 kg) font figure de taulières face aux espoirs Melkia Auchecorne (-70 kg) ou Kaïla Issoufi (-78 kg).
«On a un socle fort avec des gars et des filles qui ont une certaine maturité, pas mal de performances et de régularité, et puis on a des petits jeunes aussi qui ont plus que pointé leur nez, qui ont gagné des compétitions, qui ont enchaîné de belles performances, qui ont bousculé même la hiérarchie dans certaines catégories», analyse Jossinet.
Chez les hommes, Joan-Benjamin Gaba (-73 kg), devenu incontournable depuis sa médaille d'argent aux JO de Paris et son titre mondial l'an dernier, espère de son côté remporter un premier titre européen individuel après deux médailles de bronze.
Pour aller chercher des podiums, les Bleus devront également composer avec une atmosphère qui s'annonce inflammable dans un pays passionné de judo. «Ça va être bouillant», prévoit Jossinet. «C'est un chaudron, c'est une arène. Vraiment, les Géorgiens sont connaisseurs, ce ne sont même plus des fans, ce sont des supporters. Ca va siffler, crier, huer, applaudir... donc, il faudra être prêts, c'est sûr, mais on sera prêts».
«L'année dernière, on a eu dix médailles, et cette année, on aimerait en avoir encore plus. On sait que ça va être dur, mais on peut espérer de très bonnes choses», espère-t-elle.

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