PORTRAIT - Le délégué général du réseau depuis trois ans a surmonté la tempête des révélations sur le fondateur du mouvement.
« J’aime beaucoup les utopies, les contre-modèles qui permettent de changer le monde. Chez Emmaüs, on ne fait pas de charité. L’objectif n’est pas de panser les plaies, mais de bâtir un nouveau modèle de société. » Tarek Daher, délégué général d’Emmaüs France depuis trois ans, assume, sans rien sacrifier à son affabilité, une radicalité certaine. Cet ancien élève de Saint-Jean de Passy, dans le 16e arrondissement de Paris, dont la jeunesse fut bercée par l’histoire dramatique du Liban, rêve depuis le lycée d’engagement et de justice sociale. À la tête depuis trois ans du réseau Emmaüs, gigantesque galaxie où évoluent 40.000 salariés et bénévoles autour de l’accueil des personnes en grande précarité, l’insertion par l’activité économique, le logement, le surendettement, l’accompagnement social ou la solidarité internationale, le quadragénaire, cheveux en bataille et barbe drue, dispose désormais de leviers pour agir.
C’est donc fourmillant de projets que cet excellent communicant, diplômé…

il y a 20 hour
1









English (US) ·