La Baule-les-Pins : Nathalie Baye excelle dans chaque plan dans ce film à voir absolument

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Ce lundi 20 avril 2026, Arte diffuse à 20h55 La Baule-les-Pins, en hommage à Nathalie Baye, décédée vendredi 16 avril. Dans ce drame autobiographique de Diane Kurys, l’actrice de La Balance et Vénus beauté (institut), livre une performance tout en nuances.

Afin de rendre hommage à Nathalie Baye, morte vendredi 17 avril 2026, Arte bouscule sa programmation et diffuse lundi 20 avril 2026 à 20h55 La Baule-les-Pins, de Diane Kurys, où elle est créditée en tête d’affiche.

On peut néanmoins dire qu’elle n’est pas l’héroïne de ce film autobiographique où Diane Kurys raconte, à travers voix d’une adolescente, le moment où ses parents se sont séparés à la fin des années 1950.

En effet, une partie de la filmographie de Diane Kurys est inspirée par ses souvenirs et les spectateurs qui voudraient reconstituer de façon chronologique la vie de sa famille peuvent les voir dans cet ordre : Coup de foudre (1983), Pour une femme (2013), La Baule-les-Pins (1990) et Diabolo menthe (1977).

Mais revenons à La Baule-les-Pins, porté par une très belle distribution chorale, où Valeria Bruni Tedeschi tient l’un de ses premiers rôles, où Jean-Pierre Bacri joue à merveille un rôle d’oncle irascible et parfois violent, marié à une Zabou Breitman toujours lumineuse.

Une distribution où Nathalie Baye retrouve Richard Berry, qu’elle avait déjà souvent croisé sur les plateaux de cinéma, de Mon premier amour à Lune de miel, en passant évidemment par La Balance, qui a valu à la comédienne le troisième de ses quatre César, et le premier en tant que meilleure actrice.

Avec La Baule-les-Pins, la large palette de la grande actrice s’exprime à merveille

Dans La Baule-les-Pins, elle est loin de Nicole, la prostituée de La Balance : elle joue une mère de deux filles, sur le point de divorcer de son mari, et qui vient de rencontrer le grand amour en la présence de Jean-Claude, un sculpteur campé par Vincent Lindon.

Dans ce rôle de femme combative, mais fragile, qui se construit peu à peu une nouvelle liberté loin de son mari, Nathalie Baye excelle dans chaque plan où elle apparait, tantôt déterminée, tantôt fragile, la large palette de la grande actrice s’exprime à merveille dans ce personnage de femme moderne dans la France encore corsetée de la fin des années 1950.

La même année, la comédienne incarnera, de façon tout aussi admirable, une femme divorcée prête à tout pour garder ses enfants dans Un week-end sur deux, premier film en tant que réalisatrice de Nicole Garcia.

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