Canettes, emballages divers et variés, pneus usagés, mobilier en fin de vie ou monceaux de gravats… Les bords des routes, dans le Loiret, n’ont rien de très bucolique. L’an dernier, 148 tonnes de déchets ont été collectées par les services départementaux.
C’est moins qu’en 2018, mais depuis deux ans, le volume repart à la hausse, avec l’apparition, comme partout, de nombreuses bonbonnes de protoxyde d’azote, collectées au rythme de 300 par mois…
« Le ramassage nous coûte 325 000 euros »
Les zones protégées ne sont pas épargnées par ces pollutions. Dans les espaces naturels sensibles ou au bord des véloroutes comme le long du canal d’Orléans, les détritus s’accumulent également. Et ces incivilités pèsent sur les finances locales et le portefeuille du contribuable.
« Le ramassage nous coûte 325 000 euros, et au printemps, cela représente 10 % du temps de travail des agents », insiste Hervé Gaurat, vice-président du département du Loiret. « La gangrène, ce sont les pneus qu’on retrouve dans les espaces boisés, et les bouteilles de gaz », ajoute l’élu.
Un dialogue avec les déchetteries
Pour essayer de réduire les incivilités, la collectivité cherche la parade et lance en ce mois d’avril une vaste campagne d’affichage qui se déploiera sur les abribus, le long des axes routiers ou dans les zones problématiques, avec quelques slogans chocs : « 10 ans à polluer nos forêts » pour un mégot, « 450 ans à polluer nos eaux » pour une bouteille de coca…
Un clip sera diffusé sur les réseaux sociaux, des flyers seront distribués dans les entreprises et une information sera faite en interne pour valoriser les agents affectés à ces missions.
En parallèle, les élus n’excluent pas de travailler avec les déchetteries pour voir si elles ne pourraient pas accepter des volumes supplémentaires, de la part des professionnels, ou des produits actuellement exclus de la collecte, comme les pneus, qui ont leur propre filière de traitement, via les garages.











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