Pour son retour à l'antenne vendredi 31juillet 2026 à 21h sur France 5, l'insubmersible émission Les Routes de l'impossible nous emmène au Cambodge dans le quotidien d'une population à la résilience fascinante. Plongée dans un pays qui pâtit encore de la dictature sanglante des Khmers rouges.
Depuis près de vingt ans, les équipes de Tony Comiti Productions (notamment derrière de nombreux reportages de 66 minutes, Zone interdite, Envoyé spécial…) parcourent le globe en suivant des quidams prêts à braver tous les dangers pour gagner leur vie, sur des routes qui n'en sont pas vraiment. Avec un grand principe : "Malgré la mode d'aujourd'hui, je ne veux pas que l'émission soit incarnée", défend le fondateur. Pour cette nouvelle saison, et avant la Mongolie, la Colombie, le Vanuatu et le Bangladesh, Les Routes de l'impossible lance les hostilités au Cambodge, pays de 18 millions d'habitants portant encore les stigmates de la dictature sanglante des Khmers rouges (1975-1979).
Les Routes de l'impossible au Cambodge, le pays du latex
Pour relancer une économie à genoux, l'État cambodgien a vendu des dizaines de concessions de bois à des sociétés étrangères. Une fois exploité, il est remplacé par du manioc, des poivriers et surtout des hévéas, dont la sève blanche (le latex) produit le caoutchouc. Au cœur de la province du Ratanakiri, au nord-est du pays, une route presque impraticable est néanmoins essentielle à la récolte de cet or blanc, à l'origine de 16 à 22 % du PIB selon les années. Certains chargent des sacs de 75 kilos sur des camions de fortune. Pas de cabine ni de pare-brise sur ces engins faits maison avec les moyens du bord. Les chauffeurs portent donc un casque pour se protéger de chocs potentiellement mortels.
Pourquoi l'équilibre des cambodgiens est-il en danger ?
Chez les Cambodgiens, "tout problème a sa solution", raconte le documentaire. Qu'ils s'embourbent, crèvent un pneu ou risquent leur vie pour un salaire de misère, ils gardent un sourire qui force l'admiration. Toutes ces monocultures mettent pourtant en danger leur écosystème. Le latex pollue les sols. La déforestation accélère leur érosion et dégrade la qualité de l'eau. À cela s'ajoutent des moussons impressionnantes mettant à mal des infrastructures mal entretenues. Mais la vie continue. "Les gens qu'on filme ne se plaignent jamais de leurs conditions de vie", résume Tony Comiti. Ils en auraient pourtant le droit.

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