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RÉCIT - Conquête sociale pour les uns, spoliation du droit de propriété pour les autres, cette spécificité du droit français, qui régit la location des terres depuis 80 ans, doit faire sa révolution, alors que 150 000 paysans vont partir en retraite dans les sept prochaines années.
Passer la publicitéDans les sept ans à venir, plus de 150 000 agriculteurs vont partir en retraite. Près de 10 millions d’hectares, soit plus d’un tiers de la surface agricole française -28 millions d’hectares-, vont ainsi changer de mains. « Cela va créer un véritable tsunami sur le foncier agricole », prévient Bruno Keller, président de la Fédération nationale de la propriété privée rurale (Fnppr). Or, aujourd’hui, deux tiers des terres agricoles exploitées dans le pays sont louées par les agriculteurs à une multitude de petits propriétaires privés. Ils sont 4 millions au total et détiennent en moyenne 7 hectares.
« Dans le Maine-et-Loire, où j’ai été agricultrice, 75 % des terres sont exploitées en fermage, relate Christiane Lambert, présidente de la Fédération française des entreprises de charcuterie traiteur. Cette ancienne éleveuse de porcs a, il y a quelques années, passé la main à son fils, sa belle-fille et une salariée dans le cadre d’un Groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC). «

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