Libero et capitaine emblématique du grand AC Milan des années 1980 et 1990, Franco Baresi, est décédé à l'âge de 66 ans, a annoncé vendredi 31 juillet, le club milanais.
Une note de 7 dans la Gazzetta dello Sport pour ses débuts, 719 matches en club entre 1978 et 1997 et une fin de carrière à 37 ans. Le 7 avait tout l'air d'être son chiffre fétiche, mais c'est avec le 6 sur le dos que Franco Baresi a traversé ses années milanaises. Le Lombard a tellement fait honneur à son numéro que son club l'a ensuite retiré et que plus aucun joueur rossonero ne pourra le porter.
"Le Milan pleure la disparition de Franco Baresi (qui) restera à jamais, tout comme son maillot numéro 6, une part indissociable et fondamentale de l'ADN et de l'histoire du club", a écrit l'AC Milan, dont il était le vice-président honoraire.
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Le club lombard n'a pas précisé les causes du décès de Baresi, qui avait subi une intervention chirurgicale en août 2025 pour se faire retirer un nodule pulmonaire. "Chers tifosi, il me faudra un peu de temps pour retrouver toutes mes forces", avait-il confié dans la foulée.
Né en Lombardie, dans le nord du pays, en mai 1960, Franchino "Franco" Baresi avait intégré les équipes jeunes de l'AC Milan en 1974, avant de rejoindre l'équipe première en 1978, à 17 ans et 11 mois.
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Brassard à 22 ans
Titulaire à 18 ans, capitaine à 22. Baresi affole d'entrée les compteurs. Pour le pire aussi. À 17 ans, lui et son frère Giuseppe sont déjà orphelins. "Ce que j'ai vécu a fait que je me suis un peu refermé sur moi. Quand j'étais sur le terrain, je donnais, j'exprimais peut-être un peu tout ce que je n'arrivais pas à exprimer en dehors", expliquera-t-il.
Alors que l'Inter s'attache les services de son frère, lui rejoint l'autre club de Milan. Le joueur compense son physique jugé fluet par sa technique, son sens de l'anticipation et du tacle, et son caractère de leader. Des qualités qui lui offrent le brassard à seulement 22 ans.
Au début des années 1980, les Rossoneri descendent deux fois en Serie B (scandale du Totonero et mauvais résultats). Mais "il Capitano" reste à la barre du Milan. Entre ses deux relégations, il devient champion du monde avec l'Italie (sans jouer), en 1982.
À partir de 1986, une nouvelle ère s'ouvre pour le club: rachat par Silvio Berlusconi, puis arrivée d'Arrigo Sacchi et du trio néerlandais Gullit-Rijkaard-Van Basten. À ces talents offensifs s'ajoute une défense de fer où Baresi est à la baguette aux côtés de Maldini, Tassotti et Costacurta. Milan se hisse sur le toit de l'Europe et du monde en 1989 et 1990 avec deux C1 (Baresi en remportera une troisième en 1994) et deux Coupes intercontinentales.
À l'issue de sa carrière en 1997, l'armoire à trophées du défenseur milanais contient aussi trois Supercoupes d'Europe et six titres de champion d'Italie. Il finit également 2e du Ballon d'Or en 1989 et meilleur joueur de Serie A en 1990.
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Tir au but raté
Outre sa tunique rouge et noir, Baresi a arboré le bleu de la Nazionale à 81 reprises. Mais après un titre mondial sur le banc en 1982, il n'est pas du voyage au Mexique en 1986, à la suite d'un désaccord avec le sélectionneur. Les tirs au but, en demi-finales du Mondial 1990 puis en finale en 1994, briseront ses espoirs d'un nouveau sacre.
La finale face au Brésil à Pasadena est la plus douloureuse. Après avoir subi une arthroscopie à un genou en début de Coupe du monde, Baresi revient miraculeusement pour le dernier match. Mais sous le soleil de plomb de la Californie, il est l'un des trois Italiens, avec Massaro et Baggio, à manquer son tir au but.
"Une première, une deuxième et une troisième place, ce n'est pas si mal. Je ne peux pas me plaindre !", confiera-t-il à l'occasion de ses 60 ans en 2020.
Vice-président de l'AC Milan à la fin des années 1990, l'ancien défenseur a entraîné les moins de 20 ans au début des années 2000, avant d'intégrer la direction marketing, puis d'être nommé vice-président honoraire du club en 2020.
Avec AFP et Reuters










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