Par Katia Horeau Mayenne (Mayenne)
Le 31 juillet 2026 à 13h00
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REPORTAGE - On y enterrait jadis les malades de l’hôpital psychiatrique. Une dizaine de ces sites subsiste en France. Pour les familles, ces lieux menacés de destruction sont souvent l’ultime étape d’une quête destinée à rendre un nom à ceux que l’histoire a effacés.
C’est un trou de verdure perdu au milieu du nouvel hôpital de la ville de Mayenne. Dans cet enclos délimité par trois épais murs en pierre se dresse un calvaire. Des croix en ciment ébréchées, plantées en tous sens, perforent le sol comme des flèches abandonnées après une longue bataille. Celle du temps qui efface tout. Quelques-unes - la grande majorité sont anonymes - portent une petite plaque en zinc retenue par un léger fil de fer, avec comme seules mentions un matricule et une année. Quelques crucifix brisés reposent sur le sol, derniers vestiges d’une histoire triste qui souvent dérange. Nous sommes dans le cimetière des fous.
On y enterrait jadis les malades de l’hôpital psychiatrique de la ville, loin des cimetières « normaux ». En ce jour de novembre 2025, il est le lieu d’une rencontre émouvante pour Maxime Angot, 23 ans, étudiant en histoire au Mans. Bruno Lizée, président de l’association Patrimoine hospitalier de Mayenne, lui indique la tombe numéro 7, un emplacement dépourvu…

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