Liverpool-PSG : chants, fumigènes et respect… Les 3 000 supporters parisiens fidèles à leur réputation à Anfield

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Le jour et la nuit. Rien ou presque aux pieds d’Anfield n’a bougé d’un iota depuis la dernière venue du PSG le 11 mars de l’année dernière. Les maisons de briques rouges plantent toujours le décor de cette bourgade populaire du nord de l’Angleterre. Les portraits de Ian Rush et des anciennes gloires des Reds, peints sur les murs des maisons au croisement d’Anfield Road, racontent, eux, la légende de ce Liverpool élevé au rang de mythe.

Un an et un mois plus tard, tout, à l’approche du coup d’envoi de ce quart de finale retour de Ligue des champions, semble pourtant différent aux abords du stade. Les recueillements, qui se succèdent, autour du « mémorial » dédié à Diogo Jota, décédé l’été dernier dans un accident de la route, n’invitent certes pas à l’euphorie. Les deux buts de retard des Reds, la domination parisienne au match aller et les souvenirs de la qualification de l’an passé, non plus.

Les joueurs du PSG sifflés avec moins de conviction

Si l’enthousiasme et l’excitation étaient de mise l’an dernier, c’est presque du sceau de la fatalité que cet avant-match semblait emprunt chez des supporters des Reds qui, s’ils ont sifflé l’arrivée des joueurs parisiens, ont paru le faire avec bien moins de conviction que par le passé. C’est seulement au moment de regagner les tribunes de l’enceinte que cette ferveur s’est davantage fait ressentir et que le frisson vous parcourt l’échine.

Tout l’inverse de l’atmosphère régnant au cœur de la délégation parisienne persuadée, en grande majorité, de la victoire de ses protégés. Xavier, qui fréquente les tribunes du Parc depuis les années 80, a fait le trajet avec un de ses collègues. Devenu papa, peu de temps avant le choc de l’an dernier, Florian n’avait pu faire le déplacement. Cette fois, les deux banquiers ont quitté Amiens aux alentours de quatre heures du matin pour dix heures de voiture et un tour de shuttle « avec l’espoir que tout se passe bien ».

« On a fait l’effort parce que c’est Anfield »

« On est confiants, mais on reste prudents », glissent-ils de concert, mesurés par le poids de la légende planant sur la mythique enceinte des Reds. Qu’importe que le trajet retour soit programmé dès la fin du match, Florian devant être au boulot : « on a fait l’effort parce que c’est Anfield, lâche-t-il. On espère juste que le trajet retour sera aussi fun qu’à l’aller et qu’il y aura la même bonne humeur dans la voiture. »

Les sourires, les chants clamés à gorges déployées et la joie visible sur les visages des fidèles parisiens réunis à Goodison Park, l’ancien stade d’Everton, pour un cortège long d’un petit kilomètre traduisaient d’ailleurs assez bien l’état d’esprit des troupes. Des centaines d’ultras ont traversé Stanley Park pour rejoindre Anfield et crier haut et fort leur soutien aux Parisiens avec leur détermination habituelle, craquant au passage quelques fumigènes. Quelques heures plus tôt, ces mêmes ultras s’étaient rendus au mémorial de Hillsborough pour déposer des gerbes de fleurs aux couleurs du CUP et quelques écharpes du club. Une preuve supplémentaire du respect qui Paris et Liverpool.

« Même en tant que fan du PSG, on va kiffer ce moment et respecter cette institution, explique Romain qui a fait douze heures de voiture et qui reprendra la route juste après la rencontre. Liverpool, c’est un club à part, tu sens le poids de l’histoire ici. C’est vraiment une déferlante rouge. Une ambiance assez magique. Sur le terrain, ça sera autre chose, on va les torpiller ! »

Cette considération portée aux fans des Reds ne s’est pas démentie lors du traditionnel et mythique « You’ll Never Walk Alone ». Un hymne du club anglais entonné, comme un seul homme, par les 58 000 liverpuldiens, qui ont déployé et sorti les portables pour immortaliser ce moment magique et respecté par le parcage parisien. Un parcage qui a ensuite fait entendre sa voix et monter les décibels pour accompagner chaque action des champions d’Europe…

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