INTERVIEW. S'il faisait partie des favoris de la saison 17 de Top Chef, Matteo Pioppi a définitivement quitté le concours à l'issue de la septième soirée, diffusée ce mercredi 15 avril. Le jeune chef italien revient, pour Télé-Loisirs, sur son parcours au sein du concours et sur ses futurs projets.
Une épreuve emblématique en chasse une autre. Après la Guerre des Restos la semaine dernière, les candidats de Top Chef encore en lice se sont affrontés dans un redoutable "Qui peut battre ?" autour de la pâtisserie. Une septième soirée qui a vu l'élimination d'Aboubakar. Mais coup de théâtre, il a été repêché en raison de l'abandon d'Antoine "pour raisons médicales". Ce dernier s'est donc retrouvé dans le Concours parallèle, face à Théo et Matteo.
Après une épreuve visant à rendre le hot dog gastronomique, ce sont finalement Théo et Antoine qui se sont qualifiés pour la suite du Concours parallèle, au détriment de Matteo Pioppi, définitivement éliminé de Top Chef ce mercredi 15 avril. Le chef italien de 33 ans dresse le bilan de son aventure et évoque déjà ses prochains projets aux fourneaux.
"Je pesais 10 kilos de moins" : Matteo Pioppi se confie sur son état d'esprit pendant le tournage de Top Chef 2026
Télé-Loisirs : Pourquoi participez-vous à Top Chef cette année ?
Matteo Pioppi : Je ne connaissais pas l'émission, je ne l'avais jamais regardée avant de m'inscrire. Des amis me disaient depuis un moment d'envoyer ma candidature. Je l'ai fait l'été dernier, sans trop y croire. À ce moment-là, je n'étais pas très bien dans ma vie et voulais du changement.
S'il y avait eu des brigades, avec quel chef auriez-vous aimé travailler ?
Avec le chef Etchebest. Quand j'ai su que je participais à Top Chef, j'ai regardé la saison précédente. J'étais un peu déçu qu'il n'y en ait pas cette année, mais c'est le jeu.
Vous faisiez partie des favoris de cette saison 17. Comprenez-vous votre élimination du concours principal ?
C'est vrai que j'ai commencé assez fort dans le concours et ai eu beaucoup de compliments de la part des chefs. Mais en octobre, quand on a commencé le tournage de Top Chef, je n'étais pas bien sur le plan personnel. Il y avait des jours où ça allait et d'autres pas.
Quand tu ne vas pas bien, tu ne peux pas donner de l'amour à la cuisine. Quand je me regarde maintenant à la télévision, je me dis que je ne suis pas du tout comme ça normalement. Je n'étais pas trop joyeux, je pesais 10 kilos de moins.
Que ressentez-vous au moment de votre élimination ?
Je suis déçu de moi-même et frustré, bien évidemment. Je pouvais donner plus, tant au niveau de la cuisine que de la personnalité. Finalement, je n'ai pas montré ma cuisine car la plupart des épreuves étaient en binôme.
"Pour moi, ça ne s'est pas très bien passé" : Matteo Pioppi réagit à son élimination de Top Chef 2026
Avez-vous pu échanger avec les chefs à ce moment-là ?
Non. Le chef Etchebest m'a dit qu'ils pensaient que j'étais un des favoris, mais cela a été montré dans l'émission.
Comment avez-vous réagi quand on vous a proposé le Concours parallèle ?
Je ne savais même pas que ça existait. On m'a rappelé 15-20 jours après mon élimination. J'étais déjà retourné au restaurant (il est sous-chef chez Blanc, deux étoiles à Paris, ndlr) pour me concentrer sur le boulot. Mais j'étais content !
Qu'avez-vous pensé en voyant arriver Antoine, également favori ?
Pour moi, tous les candidats sont forts, cela pouvait être n'importe qui. Chaque journée et chaque épreuve sont différentes et on peut tomber sur un thème qui ne nous parle pas trop mais qui inspirera quelqu'un d'autre. Je pense qu'on ne peut pas juger un cuisinier sur un défi. Mais Top Chef, c'est comme ça, c'est un concours.
Comment expliquez-vous votre élimination ?
Je crois que je n'avais peut-être pas trop compris le défi sur le hot dog. Pour moi, c'était plus street food, pas trop gastronomique. En plus, j'ai eu des galères en cuisine et le rendu final n'était pas joli, même si le goût était là, comme l'ont souligné les chefs et François-Régis Gaudry.
Que ressentez-vous alors ?
C'est comme ça, c'est la vie. Je sais ce que je peux donner en cuisine et les efforts que j'ai faits pour en arriver là où j'en suis dans la vie. Une épreuve ne change pas ce que je peux faire. C'était un concours et pour moi, ça ne s'est pas très bien passé. Mais Top Chef m'a aidé à m'en sortir durant cette période.
"Il nous a donné beaucoup de conseils" : Matteo Pioppi évoque le juré de Top Chef avec qui il a gardé contact depuis la fin du tournage
Est-ce que ça va mieux aujourd'hui ?
Top Chef m'a beaucoup aidé à me remettre dans le droit chemin et j'en suis très content. Même si je n'ai pas trop montré ma cuisine, j'ai fait de belles rencontres, que ce soit avec les candidats, les chefs, les journalistes, les techniciens. Ça m'a aidé à me sortir de ce petit tunnel noir.
Avez-vous pu échanger avec Yoann Conte et Fabien Ferré à l'issue de votre élimination ?
Oui, on a débriefé. Le chef Yoann Conte m'a dit selon lui ce que j'aurais pu faire pour rattraper ma galère et il m'a donné des conseils. C'est très positif. Les chefs sont cool, ils ne sont pas méchants avec nous.
Avez-vous gardé contact avec certains chefs du jury ?
Oui, on s'envoie quelques messages sur Instagram. Et pendant le Salon de l'Agriculture, j'ai beaucoup discuté avec le chef Etchebest. C'est vraiment quelqu'un de bien, il nous a donné beaucoup de conseils.
Quels sont vos projets dans les prochains mois ?
J'en ai plain ! Récemment, j'ai fait des collaborations avec Viviana, à la fois un quatre mains dans son restaurant (Le Bœuf d'Argent à Lyon, ndlr) et sur les réseaux sociaux. Et je vais ouvrir mon restaurant bientôt dans le centre de Paris. J'espère avant l'été mais je crois que ce sera plutôt en septembre-octobre.
Je vais faire ma cuisine, dans un esprit de partage. Quelque chose d'italo-français avec des nuances asiatiques. Cela fait cinq ans que je travaille avec un chef japonais, j'ai travaillé au Japon avec lui. Ma rigueur et ma technique, c'est japonais. Mais mes goûts sont italiens et français.
Travaillez-vous toujours chez Blanc ?
J'y resterai jusqu'à l'ouverture de mon établissement. C'est aussi mon chef (Shinichi Sato, ndlr) qui m'a poussé à ouvrir le mien. J'ai travaillé dans son précédent restaurant deux étoiles (Passage 53, ndlr), il m'a rappelé pour ouvrir Blanc. J'ai tout suivi avec lui, des travaux à la première étoile trois mois après l'ouverture, puis la deuxième.
Le projet était de décrocher la troisième. J'espère et suis sûr qu'il l'aura bientôt. On est toujours en bons rapports, on se voit régulièrement et je suis sûr que ça va continuer après l'ouverture de mon restaurant.

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