INTERVIEW. Ce lundi 24 août, le réveil va sonner à 4 heures du matin pour Maya Lauqué qui orchestre la rentrée de Télématin sur France 2. Désormais seule à sa tête après le départ de Damien Thévenot, la journaliste mesure sa chance et le poids de ses responsabilités. Elle se confie à Télé-Loisirs.
Dès ce lundi 24 août, Maya Lauqué prend seule les rênes de Télématin en semaine, une grande première pour la journaliste qui présentait jusqu'ici l'émission en duo avec Damien Thévenot. Une nouvelle étape marquée par un changement de décor et d'habillage pour la matinale de France 2, que l'animatrice aborde avec enthousiasme après plusieurs saisons aux commandes en week-end puis en semaine.
Elle revient pour Télé-Loisirs sur cette responsabilité accrue, sa complicité avec Agathe Lecaron qui prendra le relais dès 9h15 avec une deuxième partie inédite, et sur un syndrome de l'imposteur qu'elle a appris à apprivoiser au fil des ans.
Maya Lauqué prend les commandes de Télématin en solo sur France 2 : "C'est une joie immense"
Télé-Loisirs : Ce lundi, vous présenterez Télématin seule en semaine pour la première fois. Quel est le sentiment qui domine ?
Maya Lauqué : Une grande impatience ! J'ai un certain nombre de rentrées à mon actif et pour celle-ci, j'ai vraiment hâte. Télématin ne change pas, l'émission évolue. Je vais en prendre les rênes seule, c'est une grosse responsabilité. L'enthousiasme prime sur la pression.
Pour vous, était-ce une évidence de continuer l'aventure ou avez-vous hésité à rempiler pour une saison supplémentaire ?
On vous propose de porter seule la première matinale de France, il n'y a pas vraiment eu d'hésitation. Ça a été un grand oui. Même le réveil à 4 heures du matin est oublié ! [Elle rit.]
France Télévisions a justifié ce changement par une volonté de "lisibilité éditoriale plus claire". C'est-à-dire ?
C'est marquer encore plus l'identité de Télématin. On va donner le ton de la journée et apporter une information de qualité avec la rédaction. À chaque fois, ces rendez-vous seront encore plus marqués. Je les porte entourée des chroniqueurs qui apporteront sérieux et bonne humeur.
Qu'est-ce que cette nouvelle étape en solo représente pour vous ?
C'est une sacrée marque de confiance de France Télévisions. Je le vis comme une reconnaissance, une continuité surtout. J'ai 47 ans et je continue à évoluer, c'est une joie immense. J'ai suffisamment de métier maintenant. Je ne sais pas s'il y a dix ans, j'aurais eu les épaules pour porter Télématin qui est quand même la première matinale de France.
C'est une sacrée responsabilité. Ça arrive à un moment dans ma vie où je vais le vivre en savourant. C'est assez précieux pour moi qui suis besogneuse. Je travaille parfois dans la douleur. J'ai longtemps souffert du syndrome de l'imposteur. Ça va être du plaisir, de la pression aussi car c'est une année présidentielle, je mesure la tâche, mais avec beaucoup de joie et d'enthousiasme.
Travailler dans la douleur, c'est-à-dire ?
C'est parfois bosser jusqu'à épuisement. Je viens de l'école de la danse où progresse quand on se fait mal. Ça se passait comme ça à mon époque. J'ai appris à être plus douce avec moi-même, à mieux gérer le stress et le travail. J'apprends à prendre du plaisir avant de voir les contraintes. C'est comme ça qu'on fait de meilleures émissions.
Maya Lauqué (Télématin) : "Avec Agathe Lecaron, on est assez bonnes copines"
Qu'est-ce que cela change de ne plus avoir de co-animateur ?
Ça va changer des choses dans la gestion de l'émission et le rythme. Je ne sais pas encore de quelle manière, les premières émissions vont nous guider. Télématin grandit, évolue, mais garde ses bases. On va trouver rapidement notre musique car on forme une bande qui nous connaissons. Mais ça va changer la manière de fabriquer l'émission.
Allez-vous mettre votre patte à 100 % ?
C'était déjà le cas parce qu'on était totalement impliqués dans le choix des sujets avec Damien. Sur la préparation, rien ne change. En revanche, dans la manière de l'incarner, de faire vivre l'émission, ça me ressemblera davantage. Mais je serai la même que les saisons précédentes, je ne vais pas me transformer ! [Elle sourit.]
Télématin s'installe dans un nouveau décor avec un nouvel habillage à cette rentrée. Que pouvez-vous nous dire ?
On est dans une continuité et on reste dans l'identité de Télématin. La manière dont on se positionnera fera qu'on pourra accentuer l'effet de bande. Ça va simplement le souligner davantage. Je m'y sens très bien, on peut évoluer, se déplacer. J'ai pris mes marques très vite.
Pour les chroniqueurs, on reprend les mêmes et on recommence ?
On va retrouver les visages de Télématin, auxquels on s'est attachés ces dernières saisons. On garde une base solide de chroniqueurs, dont ceux qui ont brillamment assuré cet été.
L'émission s'allonge désormais avec Télématin, la suite animé par Agathe Lecaron dès 9h15. Savez-vous déjà comment va s'articuler la transition ?
On se connaît depuis longtemps avec Agathe, on va laisser nos caractères s'exprimer. Sachez qu'on est assez spontanées, toutes les deux ! On sait ce qu'on fera le premier jour et ensuite, on verra. Je pense que ce sera sympathique et chaleureux.
On est assez bonnes copines. On s'est rencontrées sur des événements de France Télévisions, mon frère était chroniqueur de Bel & Bien, ensemble l'année dernière, le sud-ouest nous rassemble, on s'est connues au Téléthon.
Thomas Isle sera dans la bande des chroniqueurs d'Agathe Lecaron. Allez-vous réussir à vous voir et reformer le duo de La Quotidienne ?
Mon autre époux ! On ne s'était pas vus depuis longtemps. On a refait les mêmes blagues qu'à l'époque. Rien ne change, on rit toujours des mêmes choses. Avec Agathe, ils vont faire des étincelles. Ça va très bien matcher et je passerai leur faire coucou, au moins en coulisses.

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