Mission Artemis II : c’est quoi la face cachée de la Lune, que les astronautes s’apprêtent à survoler ?

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La mission est proche de son but : ce lundi les quatre astronautes d’Artemis II doivent aller plus loin de la Terre qu’aucun autre avant eux, lors du premier survol de la Lune depuis 1972. Avec un objectif principal : découvrir des zones jamais observées directement par l’œil humain de la face cachée de la Lune, jamais visible depuis la Terre. Celle-ci a été observée pour la première fois en 1959 par une sonde soviétique, selon la Nasa.

Les astronautes verront probablement « des régions de cette face cachée qu’aucun des astronautes du programme Apollo n’avait pu observer », a confirmé à l’AFP Jacob Bleacher, chef de l’exploration scientifique à la Nasa, extrêmement enthousiaste à cette idée. L’équipage a déjà entrevu le bassin d’Orientale, un gigantesque cratère surnommé le « Grand Canyon de la Lune » qui n’avait jusqu’ici été vu dans son entièreté que par des sondes.

La même face toujours visible depuis la Terre

Concrètement, comme nous l’expliquions en 2015, la Lune met autant de temps à tourner sur elle-même - un peu plus de 27 jours - qu’elle met à tourner autour de la Terre : on parle ici de rotation synchrone. Conséquence : la même face est toujours visible depuis la Terre. Il y a une « très grande différence entre le côté de la Lune qui nous fait face et celui qui est opposé », a affirmé à Radio Canada l’astrophysicien à la retraite Robert Lamontagne.

Selon les scientifiques cités par la BBC et la Nasa, la croûte de la face cachée de la Lune est plus épaisse que celle de la face visible. Les cratères y sont plus nombreux. Peu de mers lunaires - qui n’abritent en réalité pas d’eau et qui sont des « grandes étendues de basalte », comme nous l’indiquait en 2018 Olivier Las Vergnas, président de l’association française d’astrologie -, sont visibles sur la face cachée de La Lune.

Pourquoi une telle différence entre les deux faces ? « On n’a pas d’explication complète et totalement cohérente. Donc, on a certainement intérêt à étudier la face cachée », a répondu Robert Lamontagne à Radio Canada. « Lorsque la Lune était encore une boule de roche en fusion et que la croûte commençait à se solidifier, il y a probablement eu quelques impacts importants du côté qui nous fait face, puis il y a eu d’immenses épanchements de lave qui se sont solidifiés pour former ces mers », a toutefois ajouté le spécialiste à la radio canadienne, faisant une hypothèse.

Pour la mission Artemis II, la Lune sera visible depuis le hublot du vaisseau Orion pendant sept heures à partir de 19h45 (heure française). Le satellite naturel de la Terre leur apparaîtra aussi grand qu’« un ballon de basket tenu à bout de bras », a décrit à l’AFP Noah Petro, responsable du laboratoire de géologie planétaire de la Nasa.

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