Les États-Unis, qui accueillent la Coupe du monde pour la deuxième fois après 1994, ont parfaitement lancé leur tournoi, avec un net succès 4-1 face au Paraguay, qui a porté la marque de Folarin Balogun auteur d'un doublé, vendredi 12 juin à Los Angeles.
En quête d'enthousiasme dans un pays gigantesque où le "soccer" reste un sport secondaire, Team USA a fait sa part du travail pour tenter de déclencher un élan populaire peu visible dans le pays.
Trente-deux ans après 1994, le Mondial, cette fois coorganisé avec le Mexique et le Canada, a doublé de volume pour opposer 48 participants, et le ballon rond américain est sorti de l'amateurisme, a salué avant le match l'ancien capitaine Tony Meola.
"Jamais je n'aurais imaginé ça", a-t-il lancé à propos de la professionnalisation du championnat MLS et de la scène magnifique préparée vendredi dans l'ultra-moderne stade de Los Angeles et ses plus de 70 000 sièges, pour débuter un tournoi à domicile "qui peut changer une vie".
Le repaire habituel des Rams et des Chargers de la NFL et son toit transparent ont renvoyé à la nostalgie le charme ancien du Rose Bowl de Pasadena (nord-est), antre de la finale 1994, distant d'une trentaine de kilomètres et d'une bonne heure d'embouteillages, dans un bon jour.
Donald Trump n'a pas fait le déplacement
La rencontre a été précédée par une cérémonie d'ouverture sobre, en deux parties. Le rappeur Future s'est produit devant une réplique gonflable géante du célèbre trophée, précédant un défilé de drapeaux et la voix de la popstar Katy Perry, sur son titre "Wonder", sous les yeux de quelques vedettes d'Hollywood comme Halle Berry, Tom Cruise, Leonardo DiCaprio et George Lucas.
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Personnage incontournable d'une Coupe du monde jusqu'ici encombrée par l'extra-sportif, Donald Trump n'a pas fait le déplacement pour le match d'ouverture du principal pays-hôte à L.A., où il a été représenté par le secrétaire d'État Marco Rubio.
Le président pourra regretter d'avoir manqué la démonstration des locaux, à l'image du taulier Christian Pulisic, intenable à gauche avant de sortir à la pause. Le milieu offensif de l'AC Milan a dribblé deux défenseurs pour entrer dans la surface et glisser le ballon à Weston McKennie, dont le centre à ras de terre a été maladroitement coupé dans son but par Damian Bobadilla (7e).
Belle ambiance
Autre attaquant en verve, Folarin Balogun a multiplié les bonnes actions, marqué un but annulé pour hors jeu (28e) avant d'inscrire un doublé. L'attaquant de Monaco a d'abord assuré un plat du pied du droit au cœur de la surface, servi par Pulisic (31e), avant d'allumer la lucarne du pied gauche après deux dribbles inspirés (45+5).
Le Paraguay, inoffensif jusqu'alors, a réduit la marque par Mauricio, envoyé dans la surface par Julio Enciso (73e). Enfin, Giovanni Reyna a clos la marque d'un subtil extérieur du pied (90+8).
Avant d'affronter l'Australie puis la Turquie, voilà les États-Unis parfaitement lancés dans leur groupe D, eux qui n'ont jamais dépassé les quarts de finale dans l'ère moderne (en 2002, éliminés par l'Allemagne) et restent sur un huitième de finale au Qatar en 2022.
Bardés de maillots et drapeaux "stars and stripes", les supporters américains ont offert une belle ambiance à leurs joueurs, habitués aux encouragements plus modestes. Isaac Pizarro, floridien de 42 ans né à Porto Rico, venu avec son fils Jacob, s'est dit "super enthousiaste", et croit que son équipe "peut aller au bout" du tournoi. Ce responsable des ventes a déboursé 1 900 dollars par place (1 640 euros). "C'est cher mais c'est ainsi, j'ai la chance d'avoir les moyens."
Avec AFP










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