CRITIQUE - Créé par Fred Astaire et Ginger Rogers, le film arrive de Londres dans une version comédie musicale. Du bonheur en tubes.
Au Châtelet, Top Hat, comédie loufoque, passe au stade de la folie furieuse : en lieu et place du film d’une heure et demie en noir et blanc, voilà deux heures trente avec entracte, seize danseurs et six solistes sur scène. Le musical ainsi revu cavale avec une belle élégance dans des costumes couture, dignes de la jet-set. La production arrive en direct de Londres : c’est un must tant on sait ciseler avec une exactitude spirituelle les petits mondes de la high society outre-Manche. Dans la poudre dorée où s’étourdissent les années 1930, celui de Top Hat est cousin de celui de Downton Abbey, en beaucoup plus facile : il n’y a ni famille ni château, mais une constellation de jet-setteurs autour d’une star des planches, Jerry Travers, incarné dans le film par Fred Astaire.
Le voilà qui arrive de Hollywood pour des spectacles à Londres. Le producteur Horace Hardwick est superstitieux. Les désagréments s’accumulent et son épouse, qui lui bat froid, a fui à Venise. Pour la première…

il y a 7 hour
1










English (US) ·