Nouveau foyer de fourmis électriques en France : comment combattre cette espèce dangereuse pour l’homme et la biodiversité ?

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La fourmi électrique est dangereuse pour l’homme, mais surtout pour la biodiversité. Et le Var vient de découvrir un troisième foyer de cette espèce exotique envahissante, à Cavalaire-sur-Mer cette fois. Le département veut prendre les choses en main et la préfecture a dévoilé un plan de lutte inédit jeudi, en plus d’appeler les habitants à se mobiliser.

D’une taille microscopique (environ 1,2 mm), la fourmi électrique, reconnaissable à son corps brun/orangé, est difficile à repérer. Chez l’homme, sa piqûre peut provoquer une forte douleur et une réaction allergique, mais elle est surtout dangereuse pour la biodiversité. Elle s’attaque aux autres insectes mais aussi aux oiseaux et mammifères. Elle élève des pucerons, des cochenilles et a donc aussi des effets dévastateurs sur l’agriculture.

#Environnement | La bataille contre les espèces exotiques envahissantes #EEE est lancée !🛡

➡ Le préfet du #Var a présenté les nouvelles actions de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes, la fourmi électrique, la cochenille-tortue du pin et le crabe bleu 🐝🐜⚡️🦀

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— Préfet du Var (@Prefet83) April 10, 2026

L’espèce envahissante, détectée pour la première fois en France en 2022, est originaire d’Amérique du Sud. Elle s’est installée durablement dans le sud-est, sur un territoire riche, mais fragile sur le plan écologique. L’espèce exotique est particulièrement dangereuse pour les autres insectes, les oiseaux et les mammifères, tandis que les pucerons et cochenilles qu’elle élève et protège ont des effets dévastateurs sur l’agriculture.

Un traitement inédit

Face à cette menace, les autorités organisent la riposte. La préfecture du Var a annoncé un traitement par saupoudrage de produit insecticide sur les deux premiers foyers détectés, à Toulon et La Croix-Valmer. Une première sur le territoire français. Cette méthode testée à l’étranger doit permettre une action plus efficace que les dispositifs utilisés jusqu’ici.

Les boîtiers d’insecticides remplis de granulés étaient autorisés « mais la probabilité que les fourmis les rencontrent était faible », explique à l’AFP Olivier Blight, chercheur de l’Université d’Avignon spécialiste de cette fourmi, qu’il décrit comme très méfiante. « Les quantités de produit dispersées sont infinitésimales, on parle de quelques grammes par m2 », ajoute-t-il, confiant quant à l’éradication de l’espèce. Les zones trop escarpées seront, elles, traitées par drone.

« Si vous devez les manipuler, veillez à porter des équipements de protection pour vous prémunir de toute piqûre », alerte la préfecture du Var, qui rappelle que les insecticides présents dans le commerce sont peu efficaces sur cette espèce.

Les habitants ont tout de même un rôle clé à jouer en signalant toute suspicion de présence de fourmis électriques à Fredon Paca (accueil@fredon-paca.fr) ou à l’office français de la biodiversité (sd83@ofb.gouv.fr). Faute d’avoir pris le problème à temps, l’Australie a dépensé plus de 30 millions d’euros dans la lutte contre la fourmi électrique depuis 2006.

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