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DÉCRYPTAGE - Le festival de Prades, qu’il avait fondé en 1950, célèbre le maître catalan en accueillant la crème des violoncellistes d’aujourd’hui. Beaucoup se revendiquent de son héritage, tout en lui reconnaissant un statut unique dans l’histoire de la musique.
Passer la publicitéPablo Ferrandez l’avoue volontiers : « s’il n’y avait pas eu Pablo Casals, je n’aurais jamais été violoncelliste. » À 36 ans, celui que d’aucuns n’hésitent pas à décrire comme le possible héritier spirituel du célèbre musicien n’a jamais connu son aîné, disparu en 1973. Mais l’ombre du Catalan plane sur sa vie depuis sa petite enfance. « Avant ma naissance, mon père était tombé fou amoureux de sa sonorité en écoutant l’un de ses enregistrements, raconte-t-il. Du jour au lendemain, il a plaqué ses études de sciences pour s’acheter un violoncelle et devenir musicien… Et, lorsque je suis né, c’est en songeant à Pau Casals que lui et ma mère ont décidé de m’appeler Pablo… »
Un héritage lourd à porter si le jeune homme n’avait fini, sans le vouloir, par être rattrapé par l’ombre du maître. En 2012, le tout jeune diplômé de l’école Reine Sofia de Madrid, membre du trio Flamel (qu’il partage avec deux Français, le pianiste David Kadouch et la violoniste Carole Petitdemange, rappelant…

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