Controverse. Le toxicologue Xavier Coumoul, directeur de recherche à l'Inserm, plaide pour un élargissement des données analysées par les autorités sanitaires. Tout en dénonçant l'instrumentalisation de la science sur ces sujets.
Propos recueillis par Antoine Beau
Publié le 16/04/2026 à 12:00

Rassemblement pour un moratoire sur les pesticides devant la station d'épuration du Olessis-Pas-Brunet.
PHOTOPQR/PRESSE OCEAN/MAXPPP
Quelle est la dangerosité réelle des résidus de pesticides qui se retrouvent dans l’air, dans l’eau et dans l’alimentation ? Que sait-on de leurs effets de long terme alors qu'ils finissent par contaminer nos organismes ? A chaque étude scientifique sur les produits phytosanitaires détectés dans l'environnement ou chez l'Homme, le débat public s’embrase. Deux camps s'affrontent : celui des rassuristes, partisans du "aucun problème" ; et celui des alarmistes, convaincus qu'il y a là un problème majeur de santé publique.
Que dit vraiment la science ? De quelles certitudes dispose-t-on sur les cancers et les pathologies que pourraient provoquer ces produits toxiques ? Comment les chercheurs procèdent-ils pour avancer sur les questions les plus épineuses ? Pourquoi peinent-ils ? Loin d'être aussi binaire, la littérature scientifique dépeint un panorama bien plus nuancé que les contenus qui font le buzz sur Internet. C’est dans cette complexité que s'inscrit Xavier Coumoul, directeur de recherche à l’Inserm et toxicologue à l'université Paris-Cité.

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