Poitiers, Angoulême, Le Mans… Derrière l’ouverture du TGV à la concurrence, les gares de province en péril

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Si l’arrivée de nouveaux opérateurs laisse entrevoir des billets moins chers entre les grandes villes, ce nouveau système entraînera une réduction du nombre de liaisons ferroviaires dans plusieurs gares dites «d’aménagement du territoire».

C’est devenu un secret de polichinelle : nombre de gares TGV que la SNCF dessert ne lui rapportent pas d’argent. La grande vitesse ne devient lucrative que sur les liaisons entre grandes métropoles, où les trains se remplissent rapidement et circulent à longueur de journée. Paris–Lyon, Paris–Marseille, Paris–Bordeaux ou Paris–Rennes forment ainsi l’ossature d’un modèle économique qui, jusqu’ici, permettait de financer les dessertes moins rentables des villes moyennes de l’Hexagone. Des destinations qui risquent de se retrouver de plus en plus enclavées avec l’arrivée de la concurrence sur les rails.

Comment expliquer que la SNCF continue de faire s’arrêter ses TGV à Angoulême, Poitiers, Valence, Le Mans, Laval ou encore Le Creusot ? La réponse tient en un mot : péréquation. Depuis des années, l’opérateur historique peut faire rouler des trains déficitaires en comblant le manque à gagner avec les excédents générés sur les axes les plus rentables. Un service crucial pour l’aménagement…

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Le Figaro

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