Le candidat de gauche Roberto Sánchez a proposé vendredi 12 juin à sa rivale de droite, Keiko Fujimori, de réclamer ensemble de recompter tous les bulletins du second tour de l'élection présidentielle au Pérou, où ils sont au coude-à-coude, mais le camp de cette dernière a décliné l'offre.
Sur 98,30 % des procès-verbaux dépouillés depuis l'élection dimanche, Keiko Fujimori recueille 50,01 % des voix contre 49,99 % pour Roberto Sánchez, selon l'Office national des processus électoraux (ONPE).
Portée par les suffrages des Péruviens résidant aux États-Unis et au Japon, Keiko Fujimori, 51 ans, devance d'environ 3 500 voix Roberto Sánchez, 57 ans, sur plus de 18 millions de votes comptabilisés.
"Je vous propose que nous demandions conjointement un examen exhaustif, un recomptage de tout le processus, surtout là où il y aurait des indices présumés selon lesquels il n'y aurait pas eu la transparence qui s'impose", a déclaré Roberto Sánchez lors d'une conférence de presse.
Il justifie le recomptage intégral des bulletins du second tour car, selon lui, le parti de Keiko Fujimori, Fuerza Popular "veut annuler nos votes dans le sud et (car) nous, nous relevons des irrégularités à Lima et dans le vote des Péruviens à l'étranger".
Mais le candidat à la vice-présidence de Fujimori, Luis Galarreta, a d'ores et déjà rejeté la proposition : "Le recomptage des votes ne se fait pas sur un simple coup de tête. Nous allons respecter la norme électorale. Les contestations, annulations et recomptages obéissent à une procédure qui doit être suivie", a-t-il déclaré à la presse.
Le dépouillement est entré dans sa phase finale avec l'examen des procès-verbaux de vote contestés et/ou faisant l'objet de recours.
Ce processus pourrait s'étirer jusqu'à "la fin du mois" de juin, en fonction des observations qui seront formulées sur les procès-verbaux, selon le chef de l'ONPE, Bernardo Pachas.
Ce délai s'inscrit dans la norme péruvienne.
Les contestations sont étudiées par des jurys électoraux spéciaux lors d'audiences publiques.
"Nous suivons de près les audiences (...) cela exige de la patience mais cela inspire confiance. Nous allons attendre le résultat final", a déclaré Keiko Fujimori à la presse.
Avec AFP










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