Le comparateur. Alors que la Suède s'apprête à abaisser l'âge de la responsabilité pénale à 13 ans, s'alignant ainsi sur la France, le débat s'empare de tout le continent. Il pose un dilemme entre impératif sécuritaire et besoin d'éducation.
Publié le 17/04/2026 à 07:00

Dans un tribunal polonais, en 2024, un juge rend son verdict dans une affaire criminelle.
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A partir de quel âge peut-on priver un enfant de sa liberté ? Cette question divise les sociétés européennes, confrontées à une criminalité organisée qui profite du système pour recruter des petites mains toujours plus jeunes. Un symbole : face à l'explosion de la violence des gangs, la paisible Suède a décidé de sévir en abaissant l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans l'été prochain. "Les jeunes qui commettent des infractions ne sont pas aidés par la politique du 'laissez-faire', estime le juriste suédois Thomas Hammarberg. Mais l'expérience montre que l'emprisonnement a tendance à saper les efforts pour réintégrer ces jeunes dans la communauté, voire à précipiter leur bascule dans le monde criminel."
Avec cette mesure, Stockholm rejoint la France, où une peine privative de liberté peut être prononcée dès l'âge de 13 ans, bien que la priorité reste donnée aux mesures éducatives. Certains partis politiques militent pour réduire cet âge à 12 ans et prônent la fin de "l'excuse de minorité", qui divise par deux les peines encourues par les moins de 18 ans. Tour d'horizon européen.

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