« Quand on se bat pour voir ses enfants, on passe pour un homme violent » : à Cergy, un premier groupe de parole pour les pères séparés

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REPORTAGE - Chaque année, 200.000 couples avec enfants se séparent en France. L’Union nationale des associations familiales a lancé des groupes de discussion pour les pères frustrés par la séparation, encadrés par des professionnels du social, des forces de l’ordre ainsi qu’un psychologue.

Depuis Orly où il visitait son nouveau logement après plusieurs mois sans abri, Adama avait deux heures de route jusqu’à Cergy-Saint-Christophe (Val-d’Oise). La grêle, le trajet et le froid ont failli le décourager et puis « je me suis dit que j’avais donné ma parole et que ça me ferait du bien ». Pour la dixième fois depuis le 2 octobre, le trentenaire a pris place sur un fauteuil fluo autour d’une table fournie en mini bretzels et tomates cerises. En face de lui, Didier, casquette noire, barbe de hipster, hoche la tête. « Ici, c’est une soupape, on se soutient, on s’écoute. Quand vous êtes séparé, les amis, la famille, ils se lassent vite d’entendre vos histoires. » Celles de pères éloignés voire coupés de leurs enfants après s’être séparés de leur mère. Depuis l’été dernier, Adama voit ses fils en douce. Didier ne reçoit plus de visite de sa fille de seize ans et le juge aux affaires familiales refuse la garde alternée demandée par son fils de treize ans car « la mèrne trouve pas ça pratique ». Il a parcouru 60km pour venir ce soir.

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Le Figaro

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