Recrutant des jeunes et organisée comme une entreprise, la criminalité organisée met en scène la violence pour semer la terreur

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RÉCIT - Pour intimider les concurrents et donner la preuve que le travail a été effectué, les tueurs recrutent des mineurs pour filmer les scènes de tortures et d’assassinats avant de les diffuser.

Pour décrypter l’irrésistible montée en puissance de la criminalité organisée, les analystes de la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), chef de file de la lutte, empruntent volontiers au champ lexical de l’économie. Le dernier rapport annuel du Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) en atteste. Dans ce document classifié, épais de 246 pages et dressant un état de la menace, il est question d’accroissement du chiffre d’affaires, d’augmentation de l’offre, de positionnement sur les segments les plus rentables, d’optimisation du numérique, d’industrialisation des processus, de modernisation de l’image ou encore d’adaptabilité face à un environnement hostile. Si les voyous ont, de tout temps, été opportunistes, le « milieu » change de dimension. C’est particulièrement vrai sur le front des narcotrafics, dont le chiffre d’affaires est estimé à 7 milliards d’euros.

Rappelant que les trafics de cocaïne ont explosé…

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Le Figaro

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