«Retour en arrière», illégaux en France, «souffrance psychologique»… Ces tests de féminité qui n’ont rien d’une solution miraculeuse

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RÉCIT – En décidant le 26 mars dernier de réinstaurer un procédé pourtant écarté une trentaine d’années auparavant, le Comité international olympique a réouvert une boîte de Pandore qui fracture le monde sportif.

Zdena Koubkova. Ce nom ne vous dit probablement rien. En 1934, cette jeune Tchécoslovaque, âgée d’à peine plus de vingt ans, avait battu par deux fois le record du monde du 800m pour le porter à 2’16’’4. Mais inutile de rechercher son nom dans le grand livre d’histoire de l’athlétisme, celui-ci a disparu il y a fort longtemps. Au moment même où elle décida, un an à peine après ses exploits sur la piste, d’arrêter l’athlétisme féminin pour changer de sexe et devenir, après avoir suivi un traitement hormonal et subi une opération de chirurgie, Zdenek Koubek. Un choix qu’il a effectué après des années de questionnement personnel et de souffrance psychologique, avant que des médecins ne lui révèlent son intersexualité (autrefois qualifiée d’hermaphrodisme). Pour autant, a-t-il triché alors que, dès sa naissance, lui avait été attribué comme genre le féminin et qu’il a grandi et été élevé en étant considérée comme une jeune fille ? Et fallait-il nécessairement rayer son nom de la carte…

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Le Figaro

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