Monde. Elèves modèles de l'Alliance atlantique, les pays Baltes s’inquiètent de l’intensification des charges de Donald Trump contre ses alliés européens. La crainte : en payer le prix fort face à la Russie.
Publié le 16/04/2026 à 07:00
Le président américain Donald Trump s'entretient en tête-à-tête avec le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, au Forum économique mondial (FEM) de Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026.
REUTERS
"Epaules contre épaules avec nos alliés, nous œuvrons pour la paix à travers les missions de l'Otan." C’est en ces termes résolus que le ministère letton des Affaires étrangères a choisi de célébrer sur ses réseaux sociaux, le 29 mars, le 22e anniversaire de l’entrée du pays au sein de l’Alliance atlantique, vidéo à l’appui, avec en fond le message "#Stronger together" ("plus forts ensemble"). A plus de 7 000 kilomètres de là, à peine trois jours plus tard, c’est pourtant un tout autre son de cloche qui résonnait à la Maison-Blanche. Furieux du manque de soutien des Européens pour débloquer le détroit d’Ormuz, Donald Trump n’a, lui, pas eu de mots assez durs pour exprimer tout son "dégoût" pour l’organisation, n’excluant pas d’en retirer les Etats-Unis.
Un scénario cauchemar pour la Lettonie qui, comme ses voisins lituanien et estonien, voit depuis plus de deux décennies le grand frère américain comme sa principale garantie de sécurité face à une Russie aux ambitions impérialistes de plus en plus menaçantes. Dans les trois pays Baltes, les attaques répétées de Donald Trump contre l’Alliance ont brusquement réveillé les doutes sur la solidité du lien transatlantique. "Nombreux sont ceux qui se demandent désormais si les Américains seront réellement là pour nous aider en cas de crise, atteste Olevs Nikers, président de la Baltic Security Foundation, à Riga, et conseiller du gouvernement letton. Auparavant c’était une certitude absolue, mais la situation a complètement changé."

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