Une fin de match extrêmement tendue. Qualifié pour les demi-finales de la Ligue Conférence au bénéfice de son succès décroché à la Meinau face à Mayence jeudi soir (4-0), le RC Strasbourg a renversé la table une semaine après s’être incliné en terre allemande (0-2).
Auteurs d’une énorme prestation devant leur public, les hommes de Gary O’Neil n’ont laissé aucune chance au 9e de Bundesliga, dont les joueurs avaient visiblement du mal à digérer cette remontada. En effet, quelques instants après le coup de sifflet final, une grosse échauffourée a éclaté entre les acteurs de la rencontre.
À l’origine : un geste de Martial Godo, l’attaquant du Racing, perçu comme une provocation par les Allemands. Auteur d’une passe décisive sur le troisième but strasbourgeois, inscrit par Julio Enciso, l’international ivoirien a accroché son maillot au poteau de corner situé juste devant le secteur réservé aux supporters de Mayence. De quoi provoquer l’ire de Nadiem Amiri, lequel s’est immédiatement rué sur Godo pour le bousculer.
« Ils ne nous ont pas respectés, nous leur avons rendu la pareille »
Rejoint par deux équipiers dans la mêlée, dont l’attaquant Phillip Tietz, le milieu de terrain allemand a poussé le Strasbourgeois derrière les panneaux publicitaires, pendant que Maxi Oyedele se retrouvait au sol. Plusieurs autres joueurs ont finalement rejoint la rixe, offrant une scène de chaos intervenue sous les projectiles du parcage visiteurs. Le calme a fini par revenir avant que l’arbitre, João Pinheiro, n’adresse un carton rouge à Amiri pour son geste violent et un avertissement à Godo pour provocation.
Cette altercation a mis un terme à une double confrontation visiblement tendue entre les 22 acteurs, en témoignent les dires du capitaine alsacien Emanuel Emegha après la partie. « La semaine dernière, ils ne nous ont pas respectés, nous sommes restés calmes. Nous leur avons rendu la pareille sur le terrain », a déclaré l’attaquant de 23 ans au micro de Canal +.
De son côté, Urs Fischer, l’entraîneur de Mayence, a mis ses joueurs devant leurs responsabilités. « Bien sûr, je comprends… Dans l’élan du match, on est déçu mais quand on perd 0-4, il faut féliciter l’adversaire et ne pas se laisser provoquer », a commenté le technicien suisse en conférence de presse.












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