Un slalom ahurissant, une vitesse folle pour lâcher tous ses adversaires, et un essai, encore, à l’arrivée. Le 5 avril, Louis Bielle-Biarrey régale le public de Chaban-Delmas et les téléspectateurs de ce huitième de finale de Coupe des champions entre Bordeaux-Bègles et Leicester.
Quelques minutes après la correction infligée aux Anglais (64-14), son président Laurent Marti passe féliciter ses troupes dans les vestiaires. « J’espérais que l’effervescence retombe autour de toi, mais là il va falloir y aller », lâche en substance, petit sourire aux lèvres, le dirigeant girondin à son ailier.
L’homme qui a fait de l’UBB l’un des plus grands clubs d’Europe n’en a que trop conscience : la pépite de 22 ans doit rapidement être sécurisée. Sous contrat jusqu’en juin 2027, elle attire l’attention. Et il faut donc éviter de laisser traîner le dossier.
Selon nos informations, les deux parties doivent se rencontrer dans les prochaines semaines pour discuter de l’avenir du joueur. La tendance est plutôt à ce que Louis Bielle-Biarrey reste en Gironde. Le jeune homme se sent bien à Bordeaux, où il vit avec sa compagne, et au sein d’un effectif impressionnant qui reste sur deux finales de Top 14 et demeure en lice pour conserver son titre en Champions Cup.
Il veut figurer parmi les salaires les plus importants du club
Mais attention, pas à n’importe quelles conditions. Le statut de Louis Bielle-Biarrey a explosé depuis février 2024, date où il avait prolongé son bail en Gironde. L’ailier a été élu deux fois de suite meilleur joueur du Tournoi des Six Nations, où il a inscrit 17 essais à cheval sur 2025 et 2026, dont un quadruplé historique contre l’Angleterre. Incontournable en équipe de France (27 sélections, 29 essais), il l’est tout autant en club où il tourne à une moyenne de près d’un essai par match en championnat cette saison.
LBB explose, et s’attire des sponsors personnels, comme l’horloger Tissot. Un cocktail qui vaut revalorisation avec l’UBB à ses yeux et celui de son entourage. L’idée est de l’installer parmi les plus hauts revenus de l’effectif girondin, ce dont il est loin à l’heure actuelle.
Lors de sa prolongation il a deux ans, le joueur avait accepté le principe d’une montée en puissance progressive de ses émoluments. Ceux-ci sont notamment liés à son nombre de sélections en équipe de France et doivent atteindre leur maximum, autour de 350 000 euros annuels, la saison prochaine. Une base jugée trop éloignée de ses mérites, là où l’ouvreur Matthieu Jalibert est payé plus du double depuis sa prolongation jusqu’en 2028.
Pas d’échanges avec Toulon
Bordeaux-Bègles, qui a également rallongé les contrats de Damian Penaud et Maxime Lucu jusqu’en 2028 et 2029 ces derniers mois, doit composer avec les contraintes du salary-cap dans ce dossier. Mais une réforme d’une ses règles pourrait l’aider.
À compter de la saison prochaine, l’argent versé par un équipementier commun ne sera pas compté dans l’enveloppe. Plusieurs sources affirment que Bordeaux-Bègles doit quitter Kappa pour rejoindre Adidas, avec qui Louis Bielle-Biarrey s’est officiellement engagé ce mois-ci.
La tendance du côté du joueur est de signer un nouveau bail évolutif avec l’UBB. Et sinon ? Un départ reste envisageable, mais très peu de clubs sont susceptibles de lui proposer un meilleur cadre. Si Rugby Pass affirme que Toulon est intéressé, aucune discussion n’a été engagée avec le RCT.












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