« Tout gagner » : Victor Wembanyama affiche la couleur avant les playoffs NBA avec les Spurs

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Foule des grands jours à l’entraînement des Spurs : une trentaine de journalistes est venue poser ses micros et ses pieds de caméras au centre d’entraînement de la franchise de San Antonio, ce mercredi en milieu de journée. À quatre jours du premier match des playoffs NBA, dimanche face à Portland (3 heures, dans la nuit de dimanche à lundi en France), Victor Wembanyama a interrompu sa séance pour venir s’exprimer devant la presse et livrer son ressenti sur sa première participation à une phase finale de NBA.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ces playoffs, vos premiers en NBA, les premiers des Spurs depuis 2019 ?

VICTOR WEMBANYAMA. Tout le monde est hyperconcentré, plus impliqué. Ces matchs à fort enjeu m’ont manqué. Il y a eu des rencontres dans la saison régulière qui ont été plus intéressantes que d’autres, mais à ce niveau d’enjeu, il faut remonter aux Jeux olympiques pour trouver ce qui s’en rapproche le plus. Je ne peux pas m’empêcher de rêver, mais il faut que je garde les pieds sur terre. Avant même de penser au premier match, il faut penser à l’entraînement, à tout ce qu’il faut faire tous les jours, à la préparation, à donner l’exemple, à étudier sérieusement l’adversaire.

Ressentez-vous peser une pression plus forte sur vos épaules ?

Pas encore ! Je ne ressens pas encore une attention différente de la saison régulière. J’imagine qu’on va la ressentir monter de plus en plus ces prochains jours. Mais le déroulement des play-ins fait grimper un peu l’excitation. Je n’ai pas encore regardé les matchs (NDLR : qui se sont joués mardi soir) mais on peut déjà ressentir que quelque chose a changé. Je suis aussi prêt que je peux l’être. On travaille toute l’année, mais aussi toute sa carrière, pour ces moments. On en rêvait quand on était gamins. Parmi mes premiers souvenirs de NBA figurent les finales entre Miami et San Antonio (2013 et 2014)...

« C’est la première fois que je me repose autant »

Que seraient pour vous des playoffs réussis ?

Si on se bat avec les honneurs, on fait les matchs qu’on veut mais on perd la série 4-0, qu’est-ce qu’on peut dire ? Mais un parcours réussi, pour moi, ce serait de tout gagner. J’espère que, lorsqu’on regardera en arrière, dans quelques années, ce qu’on a réalisé jusque-là sera éclipsé par les résultats de fin de saison qu’on aura obtenus.

Que pensez-vous de Portland, votre adversaire au premier tour ?

C’est une équipe physique, très active, intense. Ce n’est pas une équipe facile à jouer. Ils ont joué les playoffs dans un passé pas si lointain. Et même lors de leurs mauvais résultats, ces dernières saisons, ils étaient très difficiles à affronter.

Vous avez été touché aux côtes la semaine dernière, mais vous aurez bénéficié de neuf jours de coupure. Dans quel état physique êtes-vous ?

Je pense que je suis proche de ma forme de saison régulière. C’est la première fois que je me repose autant de jours d’affilée. Neuf jours, c’est beaucoup. Je fais totalement confiance au staff pour nous gérer. J’ai effectué un peu de cardio pour me remettre dans le tempo, mais le plus important quand on s’arrête longtemps, c’est de retrouver le shoot. Il faut retrouver les automatismes.

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