« Un business de profiteurs de guerre » : en Iran, l’accès à Internet au cœur d’une bataille quotidienne

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Privé d’Internet, l’Iran expérimente un isolement numérique sans précédent depuis le 8 janvier. Dans l’ombre, citoyens et autorités s’affrontent dans une bataille silencieuse pour le contrôle des connexions.

Dans le métro de Téhéran, le 13 avril 2026. Les Iraniens sont soumis à un black-out numérique presque total, même si un accès minimal subsiste via le réseau étatique «National Information Network». Tta Kenare/AFP

Dans le métro de Téhéran, le 13 avril 2026. Les Iraniens sont soumis à un black-out numérique presque total, même si un accès minimal subsiste via le réseau étatique «National Information Network». Tta Kenare/AFP

La situation est sans précédent. Depuis le 8 janvier, l’Iran s’enfonce dans un black-out numérique d’une ampleur inédite. Le régime verrouille l’accès au réseau avec une rigueur implacable, faisant chuter la connectivité à… 1 % de son niveau habituel, selon l’ONG NetBlocks. Dans cette quasi-obscurité, certains persistent à chercher des brèches.

Zavoosh, 39 ans, réside à Téhéran et travaille dans le médical. C’est via Telegram qu’il communique régulièrement avec l’extérieur. Sur cette messagerie chiffrée, il achète des gigabytes de connexion — environ 4 euros l’unité — sur un marché parallèle aussi opaque qu’instable. « Certaines chaînes vendent des configurations en rials (monnaie nationale) ou en cryptomonnaie, mais beaucoup sont frauduleuses », explique-t-il. Et une fois en ligne ? « Sur Instagram, la propagande du régime domine. »

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