L’Iran accentue la pression sur les géants de la tech. Vendredi dernier, les Gardiens de la révolution ont menacé de bombarder le data center Stargate AI, un coûteux projet estimé à 30 milliards de dollars et soutenu par plusieurs grandes entreprises technologiques états-uniennes.
Si les États-Unis frappent les centrales électriques iraniennes, des mesures de représailles seront appliquées, a prévenu Ebrahim Zolfaghari, porte-parole de l’armée idéologique du régime : « Toutes les centrales électriques, les infrastructures énergétiques et les technologies de l’information et de la communication du régime sioniste, ainsi que toutes les entreprises similaires de la région ayant des actionnaires américains, seront anéanties ».
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Spokesman of Iran's Khatam al-Anbiya Headquarters:
Nothing is hidden from our sight.
All ICT companies in the region will be considered legitimate targets for us. pic.twitter.com/nFdvWjoh5R
Dans la vidéo diffusée par les Gardiens de la Révolution, le data center Stargate est évoqué via des images satellites, censées révéler son emplacement présenté comme « caché » dans le désert émirati. « Rien ne nous est caché, même si Google le cache », est-il précisé. Une vue nocturne de la zone montre l’étendue du complexe parfaitement visible.
Hub de data centers
Annoncé en grande pompe en mai 2025 et prévu pour 2026, le projet Stargate UAE s’inscrit dans un vaste projet étroitement soutenu par l’administration Trump visant à construire le plus grand ensemble de data centers au monde en dehors du territoire américain. Le complexe d’Abou Dhabi, encore en construction, constituerait un chaînon majeur de ce hub technologique.
À terme, le site de 26 km² devrait accueillir des data centers d’une capacité de calcul d’un gigawatt, ce qui permettrait de soutenir les applications d’IA et les services cloud. Ce « méga projet » estimé à 30 milliards de dollars est notamment porté par les géants américains Oracle, Cisco, Nvidia et OpenAI. Quelque 100 000 puces Nvidia devraient y être intégrées, selon l’agence de presse Reuters.
Fin mars, le régime iranien avait déjà menacé de viser des entreprises américaines du secteur des hautes technologies au Moyen-Orient en cas d’« assassinat » de tout nouveau responsable en Iran. Oracle, Cisco, Nvidia et OpenAI étaient déjà citées par Téhéran, parmi 18 firmes au total.











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